La SADC ajoute des mesures incitatives à Shawinigan

Simon Charlebois, directeur général de la SADC du... (Photo: Sylvain Mayer)

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Simon Charlebois, directeur général de la SADC du Centre-de-la-Mauricie, est prêt à lancer un nouveau programme de rénovation commerciale à Shawinigan. Il est appuyé par le directeur général adjoint de la Ville, Harold Ellefsen, les propriétaires du magasin Meubles Paquin, Patrick Langevin et Michel Champagne, ainsi que Carl Marquis, propriétaire de l'immeuble qui apparaît en arrière-plan.

Photo: Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les propriétaires d'immeubles commerciaux qui souhaiteront obtenir de l'aide pour réaliser leurs travaux pourront dorénavant cogner à la porte de la Société d'aide au développement des collectivités du Centre-de-la-Mauricie. Mercredi matin, l'organisme a annoncé des mesures qui viennent compléter un programme déjà en place à la Ville de Shawinigan, qui connaît d'ailleurs un immense succès.

En effet, 33 immeubles du territoire ont bénéficié du Programme Réno-façade jusqu'à maintenant. La Ville a accordé des subventions totalisant près de 806 500 $, entraînant des investissements de 4,3 millions $.

Ce soutien s'adresse uniquement aux propriétaires de bâtiments commerciaux pour la rénovation d'une façade. L'aide financière varie entre 2500 $ et 35 000 $, selon le projet.

Le programme annoncé par la SADC du Centre-de-la-Mauricie consiste à offrir un prêt à un taux d'intérêt très concurrentiel, pour une somme variant entre 5000 $ et 150 000 $.

Ce soutien est offert non seulement aux propriétaires, mais aussi aux locataires commerciaux. L'argent peut être utilisé pour une réfection de façade, une enseigne, une vitrine, des rénovations à l'intérieur d'un commerce ou même un aménagement paysager.

Il peut paraître un peu surprenant de voir la SADC se lancer dans un programme d'aide de rénovation commerciale.

«Habituellement, on soutient surtout le milieu manufacturier», convient Simon Charlebois, directeur général de l'organisme. «Mais au cours des dernières années, nous avons vu tous les efforts consentis pour redorer le blason du centre-ville de Shawinigan. Or, nous devons nous adapter à notre milieu. Avec ce qui se passe, nous avons un intérêt vers le secteur commercial. C'est un domaine où il faut toujours innover; les cycles sont courts. »

Au point de presse de mercredi matin, la SADC et la Ville de Shawinigan avaient invité Michel Champagne, propriétaire de Meubles Paquin et Carl Marquis, qui possède le bâtiment qui abrite notamment le restaurant Chez Auger sur la 5e Rue, à donner leur appréciation du programme municipal.

Dans les deux cas, les mesures incitatives ont encouragé ces hommes d'affaires à effectuer des travaux plus importants que ce qu'ils avaient prévus au départ.

«Ça améliore un pâté de maison», souligne M. Champagne, dont l'immeuble a bénéficié d'un investissement total de 70 000 $. «Les gens voient que ça bouge, qu'il y a du mouvement, une volonté d'avancer. »

« En redonnant une apparence extérieure adéquate, ça améliore la valeur au bâtiment", assure M. Marquis. »C'est la clé du succès pour trouver des locataires! »

Au centre-ville, l'immeuble situé au coin de la 5e Rue et de la rue Mercier a bénéficié de rénovations estimées à 200 000 $ sur trois façades.

Les commerces admissibles à ces deux programmes doivent être situés au centre-ville, sur l'avenue Saint-Marc, de même que sur les artères commerciales principales des secteurs Shawinigan-Sud et Grand-Mère.

Mélanie Gélinas, commissaire au commerce au Centre local de développement de Shawinigan, fait remarquer que de plus en plus de bureaux de professionnels s'informent de la disponibilité d'espaces locatifs au centre-ville.

Un signe comme quoi les centaines de milliers de dollars investis en rénovation de façades sur la 5e Rue entraînent des retombées positives. D'ailleurs, Mme Gélinas confie qu'au moins quatre nouveaux commerces devraient apparaître sur cette artère d'ici la fin de l'année.

Fortes demandes

Harold Ellefsen, directeur général adjoint de la Ville, ne doute pas des mérites de ces initiatives.

«Ça incite les autres à emboîter le pas pour améliorer l'environnement commercial et le code bâti», souligne-t-il.

L'effet se fait même sentir au plan résidentiel. En effet, à la séance régulière du 2 juillet, les élus ont adopté une résolution pour obtenir une aide supplémentaire de 170 000 $ de la Société d'habitation du Québec pour la phase X du programme Rénovation Québec.

Cette initiative vise les propriétaires d'immeubles à logements. Or, la Ville estime à 2,25 millions $ la valeur des demandes en attente.

En mai, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire confirmait l'octroi d'une enveloppe de 330 000 $ offerte par la SHQ. Dans ce contexte de forte demande, le conseil municipal réclame donc 170 000 $ supplémentaires.

Déjà, un règlement d'emprunt de 712 800 $ est prévu pour le versement d'aides financières dans le cadre de la phase X du programme Rénovation Québec.

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