La parlotte s'invite à Saint-Élie-de-Caxton

Saint-Élie-de-Caxton a traversé son premier Festival de Jase... (Courtoisie)

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Saint-Élie-de-Caxton a traversé son premier Festival de Jase et compte bien renouveler l'expérience.

Courtoisie

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Saint-Élie-de-Caxton) Au terme de cinq jours de placotage, on peut maintenant dire que la population de Saint-Élie-de-Caxton a la parole facile. Les rassemblements créés par le premier Festival de Jase viennent de le confirmer.

Les festivités s'inscrivaient dans le cadre des fêtes du Re-150e de Saint-Élie. Malgré une programmation qui s'étire tout l'été, on peut déjà dire que le Festival de Jase aura laissé sa marque. «Je pense que c'est devenu le moment fort de l'été. On ne savait pas que ça allait prendre cette ampleur-là», avoue le conteur Fred Pellerin. C'est lui ainsi que le comité organisateur du 150e qui sont derrière cette douce folie.

Cet évènement, amené à se répéter dans les années à venir, pourrait s'inscrire dans une véritable tradition. «Ça fait douze ans qu'on a une petite fête qui vient marquer la fin de l'été qui a lieu le samedi de la Fête du travail. Ça vient marquer la fin de l'achalandage touristique. [Le Festival de Jase], c'est devenu la marque de l'ouverture de l'été, ça arrive avec le solstice et la Saint-Jean-Baptiste. On a créé le début de la parenthèse», constate le conteur.

Pour la Saint-Jean-Baptiste, c'est autour de la grande tablée légendaire que se sont réunis parents, amis et visiteurs. C'est tout près de 400 personnes qui sont venues s'y délier la langue autour d'un souper collectif sur la rue Principale.

Il n'y avait pas que des Caxtoniens à ce souper. Fred Pellerin raconte que deux femmes de Dolbeau sont descendues du Lac-Saint-Jean avec une tourtière «grande comme une piscine». «On a mis la tourtière dans une brouette qui se promenait le long des tables.»

Ce dernier voit grand pour la suite des choses. «On a mis le doigt sur un potentiel qui pourrait se déployer encore plus. Le conte pourrait éventuellement se greffer, mais c'était surtout autour du placotage. Ce qu'on voulait provoquer, c'était des rencontres où les gens s'assoient pour parler face à face.»

Malgré tout, il remarque l'authenticité et la simplicité qui émanent d'un tel évènement. «C'était quand même très simple. On est à une chose essentielle qui est de s'asseoir ensemble pour manger. Du partage, de la simplicité, de la rencontre», énumère-t-il.

Il retient également le 5 à 7 Saint-Élie-de-Légendes où les vedettes du documentaire du même nom sont venues raconter leur expérience.

Saint-Élie-de-Caxton, la capitale du jasage? L'idée plaît à Fred Pellerin. «Je pense que tranquillement on se démarque là-dedans. De ce jacassage-là est né un imaginaire de légendes qui est reconnu aujourd'hui. Les gens qui parlent au village savent maintenant que, dans ce qu'ils disent, il y a un potentiel artistique. Il y a quelque chose là-dedans qui nous place sur la map mondiale du parlage», constate-t-il.

Cette fois, il n'y aura vraisemblablement pas de Re-re-150e, mais «il y aura du re-jasage en masse», promet Fred Pellerin.

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