Un chercheur collaborateur perd sa cause au TAT contre le SPP de l'UQTR

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (Olivier Croteau)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

Olivier Croteau

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un chercheur collaborateur du Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques de l'UQTR, My Mustapha Lemrini, vient de perdre sa cause contre le Syndicat du personnel professionnel de l'Université (SPPUQTR) qu'il accusait d'avoir manqué à son devoir de représentation à son endroit et même de harcèlement psychologique.

Le Tribunal administratif du travail a (TAT) rejeté la plainte parce que M. Lemrini n'a pas été en mesure de démontrer ses affirmations, selon le juge qui a entendu la cause.

M. Lemrini avait tenté de convaincre le juge Bernard Marceau qu'on lui avait promis un emploi permanent de chercheur au CRML en vertu d'un contrat verbal.

«Toutefois, aucune preuve de ce contrat verbal n'a été soumise au soussigné», indique le juge.

M. Lemrini avait plaidé devant le TAT qu'une entente qu'il a signée le 4 mai 2016 et dans laquelle il s'est engagé à retirer une plainte de harcèlement psychologique avait été «obtenue par une contrainte excessive équivalente à de la torture.»

Par cette entente, M. Lemrini avait accepté par écrit de reconnaître qu'un «statut de chercheur collaborateur ne lui confère pas celui d'un employé de l'UQTR».

Joint chez lui, l'ex-chercheur collaborateur du CRML croit que c'est cette entente qui a tout bloqué, pour lui, devant le TAT.

L'homme tient toutefois à souligner qu'il respecte malgré tout la décision du tribunal et qu'il respecte aussi l'autre partie.

Il estime néanmoins que justice n'a pas été rendue, dans son dossier.

«Il y a des points qui n'ont jamais été discutés. J'ai été piétiné et piégé», déplore-t-il, visiblement amèrement déçu de l'issue de sa cause.

Selon le jugement, M. Lemrini aurait fait savoir au tribunal que sa signature sur la fameuse entente a été obtenue par une «contrainte excessive».

Le juge estime toutefois que cette affirmation «n'est étayée par aucun élément objectif».

«Il ne suffit pas de dire qu'on est poussé à bout pour pouvoir répudier un engagement formel», fait-il valoir.

«Le plaignant est un postdoctorant capable d'analyser une entente avant de s'y engager formellement», plaide-t-il.

M. Lemrini s'est plaint au Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques de l'UQTR du fait qu'il y avait travaillé pendant une année sans salaire.

Il estime avoir perdu de l'argent sans motifs valables.

À ce sujet, le tribunal indique que «la question d'un chercheur collaborateur postdoctorant et de son rapport contractuel n'est pas du ressort de la convention collective du personnel professionnel de l'UQTR ni d'aucun arbitre de grief».

Seuls les contrats d'agents de recherche sont couverts par la convention collective et l'accréditation syndicale. La décision du Syndicat de ne pas formuler de grief, dans les circonstances, paraît raisonnable et ne constitue pas un manquement à son devoir de représentation», indique le juge qui blanchit ainsi le SPPUQTR des accusations portées contre lui par M. Lemrini.




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