Alain Fournier et l'UQTR règlent leur litige

L'ex-directeur des équipements de l'UQTR, Alain Fournier.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'ex-directeur des équipements de l'UQTR, Alain Fournier.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières et son ancien directeur des équipements, Alain Fournier, en sont finalement arrivés à une entente hors cour.

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Gilles Charland

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Il appert malgré tout que M. Fournier n'est pas au bout de ses peines. L'ancien vice-recteur intérimaire de l'UQTR, Gilles Charland, entend réinscrire à la cour une poursuite de 150 000 $ qu'il avait intentée contre lui pour diffamation dans le cadre des procédures qui se sont déroulées devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

«Il a effectivement durement attaqué ma réputation en faisant toutes sortes d'accusations et la poursuite en Cour supérieure est maintenue», indique M. Charland. «Le juge avait demandé à ce que le procès soit instruit après la décision du TAT. Comme il n'y a pas de décision, nous allons demander de réinscrire le procès et que les dates soient devancées», a commenté l'ancien vice-recteur mercredi.

La cause qui opposait l'UQTR et Alain Fournier avait été suspendue au cours des derniers mois à la suite de la grève des juristes de l'État et devait se poursuivre devant le Tribunal administratif du travail la semaine prochaine.

Or, l'entente intervenue entre les deux parties «met fin au litige», a annoncé l'UQTR, mercredi, par voie de communiqué.

M. Fournier, qui détenait un poste de chargé de cours au département de génie industriel, à l'UQTR, en plus de ses fonctions de directeur des équipements, continuera à former des étudiants, mais il n'est nulle part question, dans le communiqué, d'un retour à l'emploi au service des équipements.

Dans le communiqué émanant de l'Université, le président du conseil d'administration, Robert Ricard, indique que «l'entente respecte les paramètres édictés par le conseil d'administration et constitue une réussite du processus de négociation entre les deux parties».

Le communiqué «constitue l'unique et exclusive prise de parole publique des deux parties sur le règlement de ce litige», prévient l'UQTR.

Par voie du même communiqué, Alain Fournier déclare: «Je suis satisfait d'en être arrivé à une entente avec l'UQTR.» Il ajoute qu'il a «confiance en l'intégrité de l'institution, de ses administrateurs et de ses dirigeants».

Rappelons que M. Fournier contestait son congédiement survenu en 2013. Il avait intenté une poursuite devant le TAT pour congédiement abusif et harcèlement psychologique de la part de son employeur.

Rappelons que cette affaire avait déjà fait l'objet d'une entente entre les parties, en avril 2016, entente qui avait même été annoncée dans les médias. Elle avait par la suite été rejetée par le conseil d'administration à la suite d'une plainte déposée par l'ancien vice-recteur Gilles Charland.

M. Fournier avait alors porté son dossier devant la Cour supérieure, en 2016, en tentant de faire homologuer par la cour cette décision qu'avait d'abord prise le conseil d'administration. La cour n'avait toutefois pas penché en sa faveur.

Alain Fournier reprochait principalement à l'UQTR de l'avoir congédié injustement alors que l'Université, de son côté, lui reprochait la gestion de certains dossiers. L'ancien directeur des équipements s'était défendu bec et ongles de ces allégations en soumettant au tribunal une évaluation professionnelle particulièrement élogieuse qui avait été rédigée par son supérieur d'alors, l'ancien vice-recteur Cléo Marchand.

M. Fournier avait témoigné que le choix d'une firme pour la construction du campus de l'UQTR à Drummondville lui avait été imposé par la haute administration de l'Université alors que cette firme n'avait pas, selon lui, subi le processus habituel de qualification, une manoeuvre qu'il aurait contestée et qui aurait coûté deux millions $ inutilement à l'UQTR selon lui.

À la suite de ces événements, la vérificatrice générale du Québec avait d'ailleurs critiqué la gestion de l'UQTR dans le dossier de Drummondville et fait plusieurs recommandations à l'Université trifluvienne pour corriger ses façons de faire. Ces recommandations ont été rigoureusement suivies par la suite.

C'est donc un autre grand dossier, après celui de l'ancien vice-recteur Martin Gélinas, qui prend fin avec cette entente hors tribunal.




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