Plainte d'un chercheur de l'UQTR

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: François Gervais)

Agrandir

L'Université du Québec à Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un docteur en sciences et génie des matériaux, qui était chercheur collaborateur au Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques de l'Université du Québec à Trois-Rivières, My Mustapha Lemrini, a déposé trois plaintes au Tribunal administratif du travail contre l'institution et contre le Syndicat du personnel professionnel, en octobre dernier.

La cause a été entendue le 11 avril par le TAT et la décision est attendue prochainement.

M. Lemrini, qui est citoyen canadien, se plaint de congédiement déguisé et/ou licenciement abusif et se dit victime de harcèlement psychologique et de discrimination raciale.

Le Nouvelliste a pu obtenir le libellé de ses plaintes par la Loi d'accès à l'information.

Du côté de l'UQTR, on affirme que des trois plaintes déposées par M. Lemrini, une seule a été retenue par le TAT avant l'audience et c'est celle qui vise le Syndicat du personnel professionnel (SPP).

Le responsable des communications, Jean-François Hinse, insiste pour dire que l'UQTR et sa direction ne sont donc pas visées et que les deux autres plaintes n'ont pas été jugées recevables par le TAT. «Est-ce que la Commission pourrait être saisie et décider éventuellement de faire cheminer les plaintes 2 et 3 vers le TAT? Ce sera à voir», précise M. Hinse.

Questionné par Le Nouvelliste, M. Lemrini a répondu un long courriel dans lequel il explique en détails ses plaintes, mais refuse de rendre ses commentaires publics, question de ne «pas interférer avec le déroulement de la justice», écrit-il. Il demande même le silence médiatique sur sa démarche bien qu'il se dise conscient du caractère tout à fait public des dossiers qui sont accueillis par le TAT, incluant le sien.

Dans la plainte écrite datée du 31 octobre 2016 que Le Nouvelliste a obtenue du TAT, M. Lemrini explique qu'il a été «recruté verbalement par l'UQTR en septembre 2014, en tant que chercheur régulier, avec une promesse de salaire de 85 000 $ / an et avec la promesse d'une régularisation salariale et une couverture sociale dès l'arrivée des fonds nécessaires (soit de la part de la Fondation de l'UQTR soit de la part d'autres organismes). J'ai depuis travaillé de manière continue permanente, régulière, sans relâche», écrit-il.

«Or à ce jour, je n'ai pas de bulletin de salaire régulier et donc pas reçu de salaire régulier depuis le jour de mon recrutement», ajoute-t-il en précisant que la couverture sociale n'est jamais arrivée non plus.

M. Lemrini précise que le SPP lui a proposé de faire une nouvelle médiation «pour établir une nouvelle entente». Ce dernier déplore que le syndicat se soit «absenté lors des séances de médiation ainsi que lors d'une première entente».

Le président du SPP, Martin Harvey, a tenu à préciser à ce sujet, lundi, que «M. Lemrini a occupé notamment auprès de l'Université un rôle de chercheur et de chercheur collaborateur qui n'est pas un poste de professionnel que nous représentons».

Puisque l'adjudicateur du TAT n'a pas encore transmis sa décision aux parties, le SPP estime qu'il serait prématuré et inapproprié de prendre position dans ce dossier en ce moment», indique M. Harvey.

Toujours selon M. Lemrini «la nouvelle proposition du syndicat me désavantage totalement et complètement», tant et si bien qu'il demande au TAT de superviser une nouvelle entente «pour enfin garantir mes droits de salariés les plus élémentaires».

M. Lemrini affirme avoir effectué de multiples démarches avant de recourir au TAT, dont deux rencontres de médiation, de même que des démarches auprès de l'Université elle-même, du Centre de recherche sur les matériaux lignocellulosiques, du service des ressources humaines, du bureau de prévention et de traitement des plaintes de l'UQTR et du Syndicat SPP-UQTR.

Pour ce qui est de la plainte de discrimination raciale, les détails figurent dans des documents déposés lors des deux premières médiations et dont il n'a pas été possible d'obtenir copie.

Dans sa plainte déposée au TAT, toutefois, M. Lemrini se plaint que l'UQTR et les autres services impliqués dans son dossier ont «utilisé le facteur temps pour faire durer la problématique de laquelle je suis victime», en se plaignant de la lenteur du traitement de son dossier.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer