Thérapie du sport pour tous

À gauche, Étienne Fallu, thérapeute du sport à... (Stéphane Lessard)

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À gauche, Étienne Fallu, thérapeute du sport à l'UQTR et Philippe Fait, directeur du programme. Le patient, pour l'occasion, est Francis Lévesque, étudiant en première année de kinésiologie.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une toute nouvelle clinique sera ouverte au grand public, cet été, où seront dispensés des soins en thérapie du sport.

Elle s'adressera aux sportifs de tous âges et de tous calibres, qu'il s'agisse du simple guerrier de fin de semaine qui s'est fait une entorse ou du jeune joueur de football aux prises avec une commotion cérébrale.

Comme l'explique le thérapeute du sport Étienne Fallu, qui soigne les équipes Patriotes de l'UQTR depuis quelques mois, cette discipline se spécialise dans tout ce qui a trait au système musculosquelettique, muscles, tendons, fascia, articulations, ménisques. À cette expertise s'est ajoutée la commotion cérébrale qui touche une proportion importante d'athlètes.

Pas besoin d'être un avide joueur de hockey pour consulter les étudiants en stage clinique sous supervision qui recevront la clientèle. Dans sa pratique, Étienne Fallu voit presque tous les jours des jeunes qui ont des problèmes de genoux liés à leur croissance. L'accidenté de la route aux prises avec une commotion cérébrale, la personne qui manipule des charges lourdes dans l'exercice de son métier, le golfeur aux prises avec des tendinites ou même la femme en rémission d'une mastectomie à la suite d'un cancer du sein ont tous raison de consulter un thérapeute sportif.

En étirant telle zone du corps et en renforçant tel muscle grâce à des exercices bien précis prescrits par le thérapeute sportif, on rééquilibre le corps qui peut alors trouver les conditions optimales permettant de guérir de ses blessures, explique Philippe Fait, professeur au département des sciences de l'activité physique et directeur du programme de thérapie du sport.

Aujourd'hui, pour soigner nos petits et grands bobos, on a accès à un éventail assez musclé d'intervenants, allant du médecin au chiropraticien en passant par les kinésiologues, physiothérapeutes et autres.

Les deux experts expliquent que chacune de ces disciplines a son champ d'intervention et que celui des thérapeutes du sport est hautement spécialisé dans la question musculosquelettique. Le thérapeute du sport se distingue autant du physiothérapeute que le médecin spécialisé en orthopédie se distingue du médecin généraliste, illustre M. Fallu.

L'UQTR est la première université québécoise à offrir la formation de thérapeute du sport en français. C'est un cours de 5 ans qui comporte rien de moins que 1200 heures de stage. Les thérapeutes du sport, les «nounous» de la série Lance et compte, «exercent une profession qui est plus dans les moeurs anglophones», raconte M. Fallu. Dans le Québec francophone, ils ont souvent été appelés les «physios», les gens ignorant ce qu'est un thérapeute du sport. Il arrive parfois que les commentateurs sportifs les appellent encore des «soigneurs». L'expression thérapeute du sport fait son chemin malgré tout, d'autant plus que cette discipline est sur le point d'avoir son propre ordre professionnel.

Ces spécialistes interviennent soit en clinique, soit sur le terrain où les thérapeutes du sport «sont formés pour faire tous les premiers soins avancés», explique le professeur Fait. «On est capable de dire oui, tu peux retourner (au jeu) tout de suite, à la suite d'un petit ajustement comme un taping ou bien non, tu ne rembarques pas parce que ça peut être dangereux pour ta santé», explique-t-il. «En cas d'arrêt cardiorespiratoire, on peut jouer aussi le rôle de premier répondant», précise-t-il. «On est souvent celui ou celle qui décide s'il est pertinent de faire transporter la personne à l'hôpital», ajoute M. Fallu.

«On peut dire que c'est de la médecine du sport, mais on n'est pas des médecins», précise M. Fait. «On a un règlement d'autorisation qui nous permet de poser certains actes normalement réservés aux médecins», dit-il.

Les étudiants peuvent accéder à la formation en thérapie du sport en passant par la kinésiologie.




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