Francine Ruest-Jutras quitte le CA de l'UQTR

Francine Ruest-Jutras a quitté la présidence du conseil... (Archives)

Agrandir

Francine Ruest-Jutras a quitté la présidence du conseil d'administration de l'UQTR dimanche.

Archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ancienne mairesse de Drummondville, Francine Ruest-Jutras, a quitté sa fonction de présidente du conseil d'administration de l'UQTR, dimanche. Elle en avait d'ailleurs fait l'annonce dès qu'elle avait été reconduite à ce poste, l'été dernier, alors que son mandat devait se terminer en juin 2017.

Le conseil d'administration de l'UQTR choisira donc, ce lundi, la personne qui lui succédera.

Le directeur des communications de l'UQTR, Yvon Laplante, indique qu'une procédure d'élections sera mise en place afin de trouver la personne qui la remplacera jusqu'à la fin du mandat. «Ce n'est pas un poste intérimaire», précise-t-il.

Lundi, à l'occasion de la séance du conseil d'administration, la secrétaire générale de l'UQTR demandera aux membres du conseil s'il y a des personnes intéressées et les administrateurs pourront suggérer des noms.

Parmi les membres du conseil d'administration qui pourraient accéder à la présidence, il y a les diplômés de l'UQTR, les membres socio-économiques ou le représentant des collèges.

En juin, la procédure devra être refaite en entier, précise M. Plante.

En entrevue au Nouvelliste vendredi, Mme Ruest-Jutras affirme qu'elle n'a «pas l'intention de jouer les belles-mères» après son départ. Elle quitte définitivement le poste pour prendre du temps pour elle, retourner à son piano dont elle adore jouer et se rapprocher de sa famille et de ses amis.

Mme Ruest-Jutras ne cache pas que son implication à la présidence du CA de l'UQTR a représenté beaucoup de travail. «Je me suis trouvée happée dans un tourbillon exigeant», confie-t-elle.

L'ancienne politicienne, qui a siégé au CA sous trois recteurs différents, est arrivée à la présidence de l'établissement au moment où André G. Roy prenait le rectorat par intérim. C'était juste après le dévoilement du rapport accablant du Vérificateur général du Québec.

Outre la série de recommandations du VGQ que le CA a dû mettre en place rapidement, l'UQTR s'est aussi dotée d'un plan stratégique 2015-2020 pour lequel la direction est allée chercher l'appui de la communauté.

Les dossiers de ressources humaines qui ont fait la manchette (ceux de l'ex-vice-recteur Martin Gélinas et de l'ex-directeur des équipements, Alain Fournier) ont aussi marqué le mandat de Mme Ruest-Jutras.

«De l'extérieur, on sentait parfois des pressions très, très grandes», dit-elle. «Ça ne veut pas dire que les gens ne doivent pas s'exprimer. J'ai été à la mairie pendant 26 ans et j'ai fait de la politique pendant 30 ans, je sais à quel point c'est important que les gens s'expriment. Mais il y a parfois eu, dans le ton, quelque chose qui était loin de la sérénité», dit-elle.

Était-ce de l'intimidation? «On était limite», répond-elle.

«C'est délicat. Ce sont des individus qui sont en cause», reconnaît-elle. Cette dernière indique qu'elle a vu des cas similaires à la mairie, «mais ça n'a jamais eu cette ampleur», dit-elle.

La présidente sortante explique que si l'entente de principe avec Alain Fournier n'a pas été entérinée par le conseil, c'est parce que «ça intervenait dans les jours où l'on s'apprêtait à faire notre preuve. J'aurais préféré qu'on puisse profiter de ces moments-là qui étaient déjà au calendrier pour faire notre preuve. De toute façon, on est en attente de la décision sur la requête en homologation», rappelle-t-elle.

«On a eu des interventions très dures sur ces deux dossiers-là où le CA se faisait admonester de façon parfois péremptoire. Ça crée un environnement médiatique qui est difficile», dit-elle.

Pour ce qui est du dossier Gélinas, dit-elle, «on vivra avec la décision. On verra quel est le fondement de la décision.»

Mais ce ne sont pas là les seules difficultés auxquelles le conseil d'administration a été confronté sous la présidence de Mme Ruest-Jutras. L'important déficit financier et le plan de redressement du nouveau recteur, Daniel McMahon, «demanderont beaucoup de collaboration», dit-elle, puisque pour en venir à bout, cela impliquera un changement dans les façons de faire», explique-t-elle. Le déficit, dit-elle, a été bâti au fil du temps. Notamment, du côté des contrats de travail et de la masse salariale, «c'est plus haut chez nous que dans d'autres universités. Ce n'est plus soutenable», analyse-t-elle.

Dans cette foulée, le dernier projet de football universitaire n'a pas été amené au CA, signale-t-elle. «Je comprends très bien la grande déception. C'est vrai qu'il y avait une contribution exceptionnelle du milieu et une mobilisation, mais j'ai senti que l'accueil de la communauté universitaire était très mitigé, ça ne générait pas beaucoup d'enthousiasme», dit-elle.

Parmi les bons coups des récents mois, à l'UQTR, il y a le campus de Drummondville, indique l'ancienne mairesse. La région, dit-elle, était sous-diplômée. 

«C'est un magnifique projet qui répond aux attentes du milieu», se réjouit-elle.

En résumé, la présidente sortante de l'UQTR souhaite à ses collègues «de travailler dans un climat de sérénité». Un tel climat, estime-t-elle, est indispensable «pour l'adhésion du plus grand nombre» face aux défis qui attendent l'UQTR.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer