L'expertise de l'UQTR au service de Madagascar

Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Par le biais d'un programme de formation de 7,5 millions de dollars, l'Université du Québec à Trois-Rivières s'apprête à améliorer l'employabilité de 2500 jeunes de Madagascar.

Le gouvernement du Canada et la direction de l'université trifluvienne ont annoncé mercredi la concrétisation de ce programme de formation d'une durée de cinq ans qui débutera en 2017. 

Le fédéral est le principal partenaire financier du programme «Jeunesse malgache compétente au travail», fournissant 6,1 millions de dollars dans l'enveloppe complétée par l'Agence universitaire de la Francophonie (700 000 $) et différents partenaires (700 000 $).

L'UQTR sera le maître d'oeuvre de ce vaste programme de formation secondaire, collégiale et universitaire en bâtiments et travaux publics, en tourisme, hôtellerie et restauration ainsi qu'en entrepreneuriat. Le but est d'amener les participants à trouver de l'emploi dans ces domaines ou de se lancer en affaires.

«L'objectif est de leur permettre d'acquérir des connaissances et de développer des compétences pour qu'ils contribuent au développement de Madagascar. Nous sommes 14 partenaires, dont l'Agence universitaire de la Francophonie, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère de l'Emploi, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle de Madagascar. On va conjuguer nos efforts pour pouvoir faire de ce projet un immense succès», raconte le recteur Daniel McMahon, lors d'une conférence de presse téléphonique faite depuis Madagascar, lieu actuel du Sommet de la Francophonie.

L'UQTR travaillera avec neuf instituts d'enseignement malgaches oeuvrant dans ces domaines de formation et des syndicats locaux. L'Université comptera aussi sur la collaboration de la Commission scolaire de l'Énergie et du Collège Laflèche de Trois-Rivières afin d'offrir cette formation couvrant trois niveaux d'enseignement.

«Ces formations existent déjà à Madagascar, mais elles ne sont pas de terrain. On veut avoir une approche très pratique avec les jeunes. La formule est originale, avec une approche différente. C'est très audacieux comme projet», reconnaît le recteur McMahon.

Selon la ministre Marie-Claude Bibeau, ce programme mérite d'être appuyé par le gouvernement du Canada, car il répond entre autres à la volonté du fédéral d'améliorer l'autonomie des femmes et des filles de ce pays.

«Le volet éducation et emploi est extrêmement important quand on constate l'explosion démographique, que les jeunes sont à la recherche d'emploi et que les formations ne sont pas bien alignées avec les besoins en main-d'oeuvre. Toute la question de la jeunesse est importante.

On veut aider les pays en développement à faire face à cette explosion démographique, à donner aux jeunes l'opportunité de développer leur plein potentiel pour qu'ils contribuent au développement de leur pays», déclare la ministre du Développement international et de la Francophonie. 

Quelques dizaines de boursiers malgaches viendront étudier à Trois-Rivières probablement dès l'automne 2017. Quelque 2400 citoyens de ce pays recevront la formation chez eux grâce à la participation d'une vingtaine de professeurs de l'UQTR. Ce volet devrait débuter l'été prochain.

Madagascar

- 24 millions d'habitants en 2015

- Plus de 60 % de la population est âgée de moins de 25 ans

- L'espérance de vie est de 65,55 ans

- Le taux d'alphabétisation est de 64,7 %

Source: Population du monde

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