Recrutement: l'UQTR en compétition avec les autres universités

Jean-Paul Loyer, directeur adjoint du BIR de l'UQTR,... (François Gervais)

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Jean-Paul Loyer, directeur adjoint du BIR de l'UQTR, Killiane Blateau et Ericka Noc, étudiantes internationales et Roger Perigny, président de l'Association des diplômés universitaires aînés.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La fameuse baisse démographique qui a frappé les écoles primaires du Québec, puis les écoles secondaires et les collèges, commence à se faire sentir sérieusement dans les universités. La baisse sera d'environ 7,5 %, entre 2012 et 2027 et le creux de la vague est attendu pour 2020. Il représentera une diminution d'effectifs étudiants de 23 %, rien de moins, dans la région.

L'Université du Québec à Trois-Rivières n'a pas l'intention de se croiser les bras. Elle qui affiche une hausse annuelle de ses effectifs depuis des années, grâce notamment aux innovations importantes dans sa carte de programmes, commence à sentir le phénomène. «Cette année, on a eu 0,03 % d'augmentation. D'autres universités sont dans le négatif depuis un an ou deux», constate Jean-Paul Loyer. Une mission importante pèse désormais sur le Bureau de l'international et du recrutement dont il est le directeur-adjoint.

Plus que jamais, l'UQTR doit se faire plus séduisante, plus convaincante, d'autant plus que le recteur, Daniel McMahon, veut recruter 200 nouveaux étudiants par année et même atteindre un objectif de 1000 d'ici 2020. Mission ambitieuse, mais pas impossible, assure M. Loyer. Les manches doivent donc se retrousser parce que le recrutement est en lien direct avec le financement de l'établissement.

En ce samedi, l'UQTR tient d'ailleurs une nouvelle journée portes ouvertes, un événement qu'elle considère comme le noyau central de ses stratégies de recrutement.

Les étudiants qui s'y présenteront, «sont allés dans une autre université, la semaine dernière et la semaine prochaine, ils iront dans une autre», signale M. Loyer.

La séduction que devra déployer l'UQTR est si importante que le personnel du recrutement s'inspire de thèses de doctorat en marketing et communication pour perfectionner ses stratégies, indique M. Loyer. «On doit faire la cour aux étudiants», dit-il. Cela se fait via des objets et documents promotionnels, mais aussi par la simplification des informations et du processus d'inscription, une stratégie qui a particulièrement plu à Érika Nock, une étudiante internationale qui réalise sa formation en administration à l'UQTR.

Afin de contrer la baisse démographique, l'UQTR, comme plusieurs institutions d'enseignement supérieur au Québec, ouvre ses portes au monde.

Alexandra Caron est l'agente de recrutement international. Elle constate, au fil de ses voyages promotionnels, que le milieu de vie présente un plus grand attrait que les formations offertes.

Killiane Blateau, de la Martinique, étudiante en biologie médicale, sera bénévole pour la journée portes ouvertes. Elle tentera de convaincre les étudiants québécois que l'UQTR est la meilleure.

Elle estime que la présentation faite dans son pays par Mme Caron «rassure les parents. On sait qu'on ne va pas être seul une fois qu'on sera ici» , explique-t-elle, ce qui est important pour les familles.

C'est une des raisons qui l'a convaincue de s'inscrire à l'UQTR et ce suivi auprès des étudiants s'est confirmé, dit-elle.

L'UQTR ne se présente jamais seule pour séduire et convaincre. Elle vend aussi les beautés de sa région, confirme Alexandra Caron, un atout de plus pour séduire.

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