Culture du viol: un rassemblement à l'UQTR

Membres du Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR, Valérie... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Membres du Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR, Valérie Deschamps et Cathy Simon sont les instigatrices du rassemblement contre la culture du viol qui aura lieu le 1er novembre.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Dans la foulée des événements survenus la semaine dernière à l'Université Laval à Québec, le Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR tiendra, le 1er novembre à 11 h 30 sur le campus trifluvien, un rassemblement de sensibilisation au phénomène de la culture du viol. Le recteur de l'université, Daniel McMahon, s'est d'ailleurs montré très intéressé à participer à l'événement.

Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon.... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon.

François Gervais, Le Nouvelliste

Voyant que des rassemblements s'organisaient ailleurs au Québec, deux membres du Groupe d'Actions Femmes, Valérie Deschamps et Cathy Simon, ont eu l'idée de suivre le mouvement. Pour elles, il est primordial de sensibiliser la population étudiante à ce phénomène qui semble de plus en plus présent sur les campus universitaires et collégiaux.

«Je discutais avec des gens et je me suis rendu compte que plusieurs croyaient que le phénomène de la culture du viol n'existait pas ou qu'ils ne savaient pas ce que c'était. Je me suis aussi rendu compte qu'il n'y avait rien d'organisé à Trois-Rivières. Ce n'est pas parce qu'il y a quelque chose à Montréal et Québec qu'il faut que ça reste mort à Trois-Rivières. Au contraire, il faut se lever», soutient Valérie Deschamps.

S'il y participe comme il semble le vouloir, le recteur McMahon fera partie des personnes qui prendront la parole, tout comme le président de l'Association générale des étudiant(e)s (AGE) de l'UQTR, Alex Marchand. Les participants pourront également se faire entendre s'ils le désirent.

«Les micros seront ouverts à tous. Et au cas où il y aurait des dénonciations malheureuses, il y a des intervenants qui seront sur place pour prendre en charge [les personnes concernées]», assure Cathy Simon.

«Nous espérons aussi avoir la participation de représentants politiques, car ce dossier est devenu politique au cours des derniers jours et des dernières semaines. Nous leur lançons un appel», ajoute Mme Deschamps, faisant référence aux allégations d'agressions sexuelles contre le député Gerry Sklavounos portées par Alice Paquet, une jeune femme de la région de Québec.

Toutes deux étudiantes à l'UQTR, les deux instigatrices du rassemblement soutiennent que l'UQTR n'est pas à l'abri de gestes graves comme ceux qui ont été posés dans des résidences de l'Université Laval. Elles ont d'ailleurs déjà eu vent que des événements malheureux qui n'ont pas été dénoncés ou signalés aux autorités avaient eu lieu lors d'activités étudiantes dans le passé.

Bien que sa présence ne soit pas encore confirmée officiellement, les deux instigatrices de l'événement se disent emballées à l'idée que M. McMahon se soit lui-même manifesté pour prendre part au rassemblement. Elles ont d'ailleurs été surprises lorsqu'elles ont été informées de son intérêt.

«M. McMahon ne veut pas s'imposer. Il veut seulement venir discuter et donner son appui au groupe et à la cause. Nous étions très contentes quand nous l'avons appris», mentionne Cathy Simon.

Le porte-parole de l'UQTR, Jean-François Hinse, indique que la direction de la maison d'enseignement supérieur trifluvienne applaudit la démarche du Groupe d'Actions Femmes et rappelle que l'université prône la tolérance zéro en ce qui a trait aux agressions sexuelles.

«On fait la promotion d'un campus sécuritaire. Quand on voit des groupes qui organisent des activités de sensibilisation, on ne peut que les appuyer et travailler avec eux», mentionne le porte-parole. Ce dernier a d'ailleurs rencontré des représentants du Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR au cours de la journée de mardi afin d'en savoir plus sur le déroulement du rassemblement.

Initiative appuyée par l'AGEUQTR

En plus d'appuyer cette initiative et d'y participer, l'AGEUQTR assumera les frais occasionnés par la tenue de ce rassemblement.

«Si nous avons besoin d'acheter du matériel, c'est l'AGE qui s'en occupera. Nous allons servir du café et une banderole sur laquelle les gens pourront écrire et c'est elle qui nous les fournira. Si nous avons besoin d'accéder à des services de l'UQTR, c'est également elle qui nous servira de pont. Peu importe les besoins qu'on a, elle sera là pour nous soutenir», poursuit Cathy Simon.

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