Congédiement de l'ex-vice-recteur Gélinas: pas de gradation de sanctions

Martin Gélinas... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Martin Gélinas

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ex-vice-recteur de l'UQTR Martin Gélinas n'a pas eu droit à une gradation de sanctions avant d'être congédié de l'UQTR, en 2015. Sa cause contre l'Université se poursuivait, mardi, devant le Tribunal administratif du travail.

L'actuel vice-recteur aux ressources humaines, Olivier Malo, a témoigné toute la journée. Il a expliqué que le conseil d'administration n'était alors pas dans une perspective de gradation de sanctions puisque M. Gélinas avait violé de nombreuses clauses de l'entente confidentielle qu'il avait signée le 1er février 2013, au moment de perdre son poste de vice-recteur.

Selon M. Malo, l'UQTR possédait des billets de médecin confirmant que M. Gélinas était bel et bien apte à signer cette entente. 

On se rappellera qu'à la suite de cette entente, M. Gélinas avait fait une grave dépression au cours de laquelle il s'est mis à envoyer des dizaines de textos aux contenus haineux et odieux à ses collègues. 

M. Malo a indiqué que l'Université n'a eu aucun autre choix que de congédier M. Gélinas puisqu'il avait aussi disséminé des informations contenues dans cette entente dans une douzaine de plaintes déposées aux normes du travail, au protecteur universitaire, au conseil d'administration, ainsi qu'à des cadres de l'UQTR.

M. Gélinas, qui se défend seul, a demandé à M. Malo si les membres du conseil d'administration, qu'il connaissait presque tous depuis une vingtaine d'années, se sont demandé ce qui se passait avec lui pour qu'il agisse d'une manière qui ne lui ressemblait en rien.

M. Malo a indiqué que certains se sont questionnés et il a aussi reconnu que les textos et courriels haineux témoignaient d'une certaine détresse. Il semble toutefois que les membres du conseil d'administration n'aient pas poussé leur questionnement plus loin.

M. Malo a précisé lui aussi que les dénonciations faites par Martin Gélinas à l'Unité permanente anticorruption et au Vérificateur général du Québec au sujet de l'administration de l'UQTR n'ont rien à voir avec son congédiement. 

M. Gélinas, de son côté, tente de prouver le contraire.

M. Malo a toutefois mentionné que les sorties médiatiques faites par M. Gélinas, au cours des dernières années, en lien avec son dossier avaient eu l'heur de susciter la peur parmi les membres du personnel de son département, qui ont demandé l'installation de boutons d'alerte et se sont informés si les vitres de leurs bureaux étaient à l'épreuve des balles.

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