Déficit de l'UQTR: parmi les plus élevés du réseau

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Le recteur, Daniel McMahon (au centre) était accompagné des vice-recteurs Olivier Malo et Robert W. Mantha ainsi que de la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le résultat de l'exercice financier 2015-2016 de l'Université du Québec à Trois-Rivières a récemment été adopté à l'unanimité par le conseil d'administration de l'établissement. Bien que le déficit de fonctionnement de 10 491 958 $ soit 400 000 $ de moins que ce que l'administration anticipait, «on est dans les plus élevés, c'est certain, dans l'ensemble du réseau» de l'Université du Québec, a reconnu lundi le nouveau recteur, Daniel McMahon.

Si la situation du déficit du budget de fonctionnement s'est améliorée, c'est du fait que l'UQTR a payé moins de masse salariale, au cour de cet exercice financier et qu'elle a obtenu un peu plus d'étudiants qu'elle l'avait anticipé, a expliqué le recteur. «On fait mieux que ce qui était prévu, même si l'on ne peut pas se réjouir d'un déficit», plaide-t-il.

Parmi les causes de la situation financière actuelle de l'UQTR, les importantes coupes imposées par le gouvernement dans le réseau des universités québécoises jouent un rôle important.

Québec a demandé à l'UQTR de lui soumettre un plan de redressement afin de déterminer par quels moyens elle entend résorber son déficit. L'UQTR attend une réponse «d'une journée à l'autre. Toutes les analyses sont terminées au niveau du ministère. On attend tout simplement la confirmation que tout est correct», dit-il.

«Dans notre plan de redressement, on a demandé un réinvestissement du gouvernement», raconte le recteur et ancien président et chef de la direction de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec. «Ça fait partie des hypothèses que l'on a posées. Et l'on espère que dans le prochain budget du gouvernement provincial, il y aura quelque chose pour les universités et donc pour nous», a-t-il indiqué lundi à l'occasion d'un point de presse qu'il tenait pour présenter le bilan de l'exercice qui se terminait le 30 avril 2016.

L'UQTR s'attend à avoir un déficit de 14,6 millions $ pour l'exercice financier 2016-2017 qui s'est amorcé le 1er mai dernier, indique le recteur. Daniel McMahon se montre malgré tout optimiste face à son objectif d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici la fin de son premier mandat et estime que les chiffres dévoilés lundi représentent un pas dans la bonne direction. L'UQTR croit que son déficit sera de 9,5 millions $ en 2017-2018, 7,9 millions $ en 2018-2019, 2,5 M $ en 2019-2020 pour en arriver à un léger excédent en 2020-2021. 

L'UQTR croit y arriver avec la méthode classique du gros bon sens soit une réduction des dépenses et un augmentation des revenus. «On a prévu une augmentation de clientèle de 1000 étudiants sur la période de cinq ans et l'on a prévu aussi un morceau de réinvestissement du gouvernement puisqu'on sait que l'Université a eu des compressions importantes au cours des dernières années», rappelle le recteur. «On veut réduire notre masse salariale et au niveau de l'ensemble des opérations de l'Université, on essaie d'être encore un peu plus efficace», dit-il.

Notons que l'impact du nouveau campus de Drummondville «va se faire sentir beaucoup plus sur le budget 16-17 qu'il ne s'est fait sentir sur le budget 15-16», précise le recteur en rappelant que les activités n'ont commencé qu'en janvier de l'an dernier à Drummondville. «Mais on a une augmentation de 33 % de la clientèle pour l'automne par rapport à l'automne de l'année précédente. Un très grand nombre de ces étudiants ont commencé leur bac à Drummondville», précise-t-il. «On va voir les impacts précis de Drummondville avec la véritable année un qui est 16-17.»

La sous-ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Barcelo, s'est rendue à l'UQTR récemment, peu après la visite de la ministre Hélène David qui était «intéressée par le suivi du rapport du Vérificateur général», dit-il. La sous-ministre a fait le suivi des 23 pistes d'action recommandées par le VGQ.

«On attend le rapport définitif qu'elle doit soumettre à la ministre qui va faire en sorte de faire approuver le plan de redressement par la suite. On espère que cette confirmation-là va nous arriver cette semaine. Ce qu'on nous dit, c'est que nos hypothèses sont réalistes. À partir du moment où tous ces éléments-là sont jugés plausibles, on est en droit de s'attendre à une approbation. Même si l'on n'a pas eu la confirmation du ministère, on est en mode de redressement de toute façon», assure le recteur.

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