Des doutes sur le travail de Charland

Martin Gélinas était de retour devant le Tribunal... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Martin Gélinas était de retour devant le Tribunal administratif du travail mercredi.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le retour devant le Tribunal administratif du travail de la cause entre Martin Gélinas et l'Université du Québec à Trois-Rivières a permis à celui-ci de tenter de mettre en doute le travail de Gilles Charland alors qu'il avait été mandaté par la direction de l'Université pour s'occuper de son dossier.

M. Gélinas, ex-vice-recteur de l'UQTR, conteste devant le TAT la fin de son lien d'emploi survenu en 2015. M. Charland, nommé vice-recteur des ressources humaines après Martin Gélinas, s'est prêté au contre-interrogatoire de M. Gélinas, qui se défend maintenant seul. Ce dernier a posé plusieurs questions à Gilles Charland concernant son état alors que l'UQTR et lui-même convenaient d'une entente confidentielle en février 2013. 

Se basant sur des courriels échangés avec des personnes de la haute direction de l'UQTR et du réseau de l'UQ, Martin Gélinas a demandé à Gilles Charland si le contenu de ces courriels, dont il avait appris la teneur, lui avait «sonné une cloche». Des correspondants de M. Gélinas illustraient leurs craintes quant à l'état de santé de celui-ci, qui a été victime de dépression.

M. Charland a indiqué à la juge Lyne Thériault qu'il n'était pas médecin et que jamais durant ses nombreuses rencontres avec Martin Gélinas, ce dernier n'avait manifesté qu'il était dans un état dépressif. M. Charland dit avoir consacré plusieurs heures à discuter avec Martin Gélinas. Il affirme avoir fait preuve d'humanisme à son égard et que l'UQTR l'a traité de la même façon.

M. Gélinas a soulevé l'hypothèse qu'il avait pu signer l'entente du 1er février, alors qu'il était en état de dépression. M. Charland a répliqué en affirmant que jamais ladite entente n'a été remise en cause par l'ex-vice-recteur.

Martin Gélinas a demandé à Gilles Charland s'il avait participé à couler l'information auprès des journalistes concernant son arrestation, en avril 2013, pour sa cause de harcèlement criminel à l'endroit de l'ex-directrice des communications de l'UQTR, Guylaine Beaudoin.

M. Charland assure qu'il n'a jamais agi de la sorte. M. Charland affirme avoir appris l'arrestation de M. Gélinas par le biais d'une journaliste du Nouvelliste qui avait contacté le service des communications de l'UQTR pour obtenir la réaction de l'institution d'enseignement.

Tout en soulevant le fait qu'il a dû payer ses frais d'avocat, alors que selon les dires de Guylaine Beaudoin à son procès, les frais de l'ancienne directrice des communications ont été couverts par l'UQTR, Martin Gélinas a demandé à Gilles Charland d'expliquer cette situation.

Selon ce dernier, l'UQTR n'a pas l'habitude de payer les frais d'avocat pour des dossiers semblables. Il a convenu qu'il pouvait y avoir des circonstances exceptionnelles.

D'autre part, Gilles Charland n'a pu expliquer comment une plainte interne logée par Martin Gélinas à l'endroit de Guylaine Beaudoin avait été jugée irrecevable en mai 2014, alors que la procédure du traitement des plaintes à l'UQTR avait été suspendue.

Martin Gélinas a abordé la question de son traitement financier durant son congé de maladie, comme stipulé dans l'entente confidentielle du 1er février 2013. Cette entente prévoyait le paiement d'une somme d'argent en deux versements. Le deuxième versement a été reporté, car selon Gilles Charland, Martin Gélinas ne respectait pas certaines clauses de ladite entente.

Selon M. Charland, Martin Gélinas a tardé à fournir des certificats médicaux et a tardé à effectuer un retour au travail pour un autre employeur en lien avec un programme de mobilité des cadres de l'UQTR.

M. Gélinas a alors demandé si Gilles Charland, en tant que responsable des ressources humaines, avait monté un dossier écrit sur les manquements qu'il aurait commis à l'entente. Ce dernier a confirmé que les manquements ont été signifiés à Martin Gélinas de façon verbale, par souci d'aide de sa part et dans une volonté de lui faire entendre raison.

Le dossier se poursuit jeudi à Trois-Rivières.

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