Un spectacle pour sensibiliser à la violence envers les femmes

La présidente de l'Association des étudiants en sexologie... (Photo: Francois Gervais)

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La présidente de l'Association des étudiants en sexologie de l'UQTR, Marie-Ange Perrault, et son vice-président, Anthony Morin, quelques minutes avant la présentation d'un spectacle de burlesque ayant comme objectif de sensibiliser la population étudiante à la violence faite aux femmes.

Photo: Francois Gervais

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Alors que des histoires d'activités à caractère sexuel dégradantes pour les femmes dans le cadre d'initiations font présentement les manchettes, l'Association des étudiants en sexologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières présentait mardi soir un spectacle de burlesque afin de sensibiliser la population étudiante à la violence envers les femmes.

Les organisateurs de la soirée, au cours de laquelle la sensualité était à l'honneur, ne se sont d'ailleurs pas fait prier pour commenter les événements qui se sont déroulés à l'Université du Québec en Outaouais ainsi qu'à l'Université de Montréal lors de la dernière rentrée universitaire.

Selon la présidente et le vice-président de l'Association des étudiants en sexologie (AES), Marie-Ange Perrault et Anthony Morin, les femmes qui sentaient leur intégrité menacée lors de ces activités ont posé le geste qui s'imposait en dénonçant la situation. Ils sont d'ailleurs conscients que leur spectacle tombe à point afin de passer leur message.

«Je trouve ça ridicule, tout particulièrement provenant d'organisations universitaires. Nous sommes censés représenter la population et la société de demain. Nous [les membres de l'AES] voulons donc être ceux qui vont montrer une société meilleure qui ira vers l'égalité, l'émancipation de la femme et non pour en faire un objet. Une femme peut être belle et même montrer ses attributs, mais seulement si elle le veut bien et non parce qu'elle se sent obligée», mentionne M. Morin.

La présidente précise par ailleurs que les objectifs de son association sont d'éduquer et de sensibiliser la population étudiante à ces problématiques. «Pourquoi il y a autant de problèmes d'hypersexualisation? Parce que les gens ne sont pas éduqués. Il faut donc en parler le plus possible», renchérit le vice-président.

Afin de maximiser leurs efforts de sensibilisation, les membres de l'AES tentent également d'«infiltrer» les activités et les initiations des autres associations. Malgré leurs bonnes intentions, ces initiatives n'ont cependant pas toujours été bien accueillies.

À l'UQTR

Alors que les cas qui ont été dénoncés se sont produits dans d'autres universités, qu'en est-il de la situation à l'UQTR?

La présidente de l'association croit que ce genre d'événements passent souvent sous le radar et que lorsqu'ils sortent au grand jour, c'est plusieurs mois, voire des années après.

Elle se dit d'ailleurs surprise que de telles histoires aient présentement des échos à l'échelle provinciale. Elle ajoute néanmoins avoir eu vent d'événements disgracieux qui se sont produits l'an dernier dans le cadre d'initiations à l'UQTR.

Interdire les initiations?

L'idée de mettre la pression sur les universités pour qu'elles envisagent d'interdire les initiations organisées chaque année par des étudiants lors de la rentrée fait son chemin au gouvernement Couillard, qui cherche à empêcher la tenue d'activités à caractère sexuel dégradantes pour les étudiantes.

D'une façon ou d'une autre, Québec arrivera au cours des prochains mois avec des mesures pour contrer ce phénomène jugé inacceptable, a commenté la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, lors d'une brève mêlée de presse, mardi.

La question de l'interdiction est pertinente et «les universités devraient se la poser», a dit la ministre.

Avec la collaboration de La Presse canadienne

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