UQTR: un sous-traitant dénonce des problèmes d'entretien ménager

Marc Boileau est préposé à l'entretien pour une... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Marc Boileau est préposé à l'entretien pour une entreprise qui oeuvre à l'UQTR.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un employé d'une entreprise spécialisée en nettoyage qui est à contrat avec l'UQTR, Marc Boileau, prétend que son employeur a voulu le forcer à faire le ménage dans des zones de confinement de niveau 2.

Ce travailleur de nuit, qui fait du ménage dans des pavillons où se trouvent des laboratoires, affirme qu'il s'est obstiné à ne pas entrer dans ces zones de confinement puisqu'il était indiqué sur la porte qu'il ne fallait pas y entrer sauf si les chercheurs étaient présents. Pour cela, dit-il, il a été suspendu pour une journée.

M. Boileau dit avoir porté plainte aux normes du travail et à la CNESST, qui lui aurait donné raison sur sept points.

Il prétend aussi que l'entreprise pour laquelle il travaille n'a pas fourni de savon pour le nettoyage, cet été, et que les planchers sont donc lavés à grande eau, ce qui fait en sorte que les saletés des salles de bain sont répandues dans les corridors.

M. Boileau ajoute que des linges de différentes couleurs sont utilisés pour différents types d'entretiens, par exemple, une couleur X pour les toilettes et une couleur Y pour les tables de la cafétéria. Or, selon lui, au lieu d'être lavés séparément, ces linges seraient mélangés et lavés en commun dans des laveuses domestiques. Bref, dit-il, on essuie les tables de la cafétéria avec des linges ayant servi à laver les toilettes.

L'entreprise Service Roy, qui est visée par les propos de M. Boileau, a tenu à répliquer, lundi en indiquant d'abord qu'un seul employé a accès aux laboratoires de confinement de type 2 et ce n'est pas M. Boileau. Ce dernier n'y a jamais mis les pieds, indique l'entreprise.

Service Roy ajoute qu'aucun linge de nettoyage n'est utilisé dans les zones de confinement. «Nous ne nettoyons que les planchers. Les guenilles utilisées ailleurs dans l'université sont systématiquement désinfectées chaque jour avec des pastilles de Zochlor. Le Zochlor est utilisé pour assainir et désinfecter tous les genres d'équipements et de surfaces lavables dans les hôpitaux et établissements de santé. C'est un désinfectant très puissant», indique l'entreprise.

M. Boileau a des démêlés avec son employeur depuis qu'il s'est blessé au travail. «J'avais un pavillon au complet à cirer et je me suis blessé. Ils ont fait signer des décharges au chef d'équipe comme quoi j'avais mentionné d'avance que j'étais pour me blesser», dit-il. «Il va falloir que je laisse mon emploi. Je le sais», dit-il.

Jean-François Hinse, porte-parole de l'UQTR, tient à préciser que cette situation se passe entre l'employé et son patron.

«L'Université répond à toutes les exigences des normes canadiennes sur la biosécurité. Ce sont seulement les personnes qui sont formées pour faire de l'entretien ménager dans des zones de confinement numéro 2 qui peuvent entrer, corrobore-t-il.

M. Hinse explique que dans l'échelle des zones de confinement, «le numéro un est la plus faible. Le numéro 2, c'est là où il y aurait des bactéries de grippe, entre autres et de e.coli. Dans le 4, on trouve du ébola», nuance-t-il pour comparer.

M. Hinse tient aussi à préciser que le ménage qui se fait dans les zones de niveau 2 ne comprend pas «la cueillette ou la manipulation de déchets biomédicaux.

C'est une personne de chez nous, un technicien chimiste formé spécifiquement dans ce domaine-là, qui va faire la cueillette des déchets biomédicaux, va les entreposer au bon endroit ici et ces déchets-là sont ensuite cueillis par une firme spécialisée pour en faire l'élimination», explique le porte-parole de l'Université.

«C'est toujours comme ça qu'on a fonctionné ici», dit-il.

«Quand on fait affaire avec une entreprise d'entretien ménager, on a des devis techniques assez élaborés», explique M. Hinse. «C'est sûr qu'il y a des exigences de notre côté par rapport à ça. On a des devis techniques, mais aussi des rencontres avec nos fournisseurs pour s'assurer des suivis de qualité», assure-t-il.

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