UQTR: le député Martel interpelle la ministre David

Donald Martel, député caquiste de Nicolet-Bécancour.... (Archives Le Nouvelliste)

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Donald Martel, député caquiste de Nicolet-Bécancour.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a fait parvenir une lettre à la ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, le 8 septembre, relativement aux démêlés devant le Tribunal administratif du Québec entre l'Université du Québec à Trois-Rivières et deux de ses ex-employés, l'ancien vice-recteur Martin Gélinas et l'ancien directeur des équipements, Alain Fournier.

LInterrogé au sujet de cette lettre par Le Nouvelliste, jeudi, M. Martel a expliqué qu'il souhaite que la ministre «se mette le nez dans cette affaire» et il souhaite que les députés libéraux de la région l'appuient dans sa démarche. «Je n'exclus pas la possibilité de demander une commission parlementaire», dit-il.

Sans vouloir s'immiscer dans les deux causes, M. Martel constate que ces dossiers commencent à coûter très cher aux contribuables.

«Martin Gélinas, pour un, a déjà dépensé 500 000 $ en frais d'avocats. Il est dans la rue. Il va se défendre tout seul. Et l'Université paie encore des avocats dans ce dossier-là. À la fin, ça coûte une beurrée aux contribuables», plaide-t-il. Dans sa lettre à la ministre, le député parle d'une somme d'environ 1 million $.

M. Martel raconte avoir lu la requête en homologation de l'entente entre Alain Fournier et l'Université, entente qui a été rejetée par le conseil d'administration de l'UQTR.

«Pourtant, ça a été fait de bonne foi. Personne n'a négocié avec un fusil sur la tempe. Ils avaient trouvé un compromis. Je me dis, c'est quoi la marge de manoeuvre du recteur à partir de là?» se questionne M. Martel.

«Beaucoup d'argent a été dépensé. Il y avait une entente», dit-il. À partir de là, je dis à la ministre que c'est vraiment préoccupant. Je veux que la ministre se mette le nez là-dedans», ajoute le député.

«Je ne prends pas parti pour un ou pour l'autre, mais j'ai parlé à beaucoup de gens qui ont eu des postes importants au niveau de l'Université du Québec. Je ne peux pas me fermer les yeux», dit-il.

«J'ai trop d'informations vraiment troublantes et elles ne viennent pas juste des personnes en cause», assure M. Martel.

Le député garde en tête, dans sa lettre, la question de la protection des lanceurs d'alertes.

On sait que les deux ex-employés de l'UQTR dont il est question ici ont lancé des alertes concernant des situations irrégulières à l'UQTR. Tous deux ont perdu leur emploi.

Dans le cas de M. Gélinas les représentants de l'UQTR interrogés par le Tribunal administratif du Québec (TAT) ont affirmé que la décision de le congédier n'avait rien à voir avec les alertes qu'il avait lancées au VGQ ainsi qu'à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et plaident même ne pas avoir été au courant de ce fait avant de le congédier. M. Gélinas, lui, plaide complètement le contraire.

«À mon avis, si le projet de loi qui vise à faciliter la divulgation d'actes répréhensibles dans les organismes publics avait été en vigueur, messieurs Fournier et Gélinas auraient connu un tout autre sort», écrit M. Martel à la ministre.

«Et que dire de l'effet dissuasif que cette affaire pourra avoir sur d'autres personnes qui seraient en mesure, dans l'avenir, de dénoncer d'autres irrégularités?», ajoute le député dans sa lettre à Mme David.

Les audiences de M. Fournier et de M. Gélinas n'en finissent plus. M. Gélinas, pour un, a déjà passé 17 jours devant le TAT et une demi-douzaine de journées sont encore au calendrier.

Les deux ex-employés ont perdu leur salaire et leur réputation professionnelle, indique M. Martel. Pour lui, ces situations «envoient un méchant message aux lanceurs d'alertes», indique le député Martel. «Au ministère des Transports, on est à étudier des recours par rapport à ça. Là, on a peut-être un exemple frappant où les lanceurs d'alerte perdent leur job», dit-il.

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