Le retour du p'tit gars de Nicolet

Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon, a inauguré... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon, a inauguré les rendez-vous économiques de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) «Pour moi, le petit gars de Nicolet, qui a eu le privilège d'en être le maire, jadis, quoi de plus naturel que de réserver ma première conférence dans une chambre de commerce à ma propre chambre de commerce et d'industrie, celle du Coeur-du-Québec».

Voilà comment Daniel McMahon a amorcé son discours devant quelques dizaines de membres de la Chambre réunis jeudi à l'Hôtel Montfort, en plus de souligner la présence du maire démissionnaire, Alain Drouin. «Soyons clairs, je ne serai pas candidat aux prochaines élections municipales», a-t-il réitéré.

En poste depuis sept mois, le recteur de l'UQTR s'est plu à rapporter que la clientèle étudiante avait crû de 37 % entre 2004 et 2015, ce qui constitue la plus forte croissance de toutes les universités québécoises. Et contre toute attente, il devrait annoncer bientôt une nouvelle hausse de la clientèle.

«Malgré cela, l'UQTR est une université qui a avantage à se faire connaître. C'est ce qui marque mon mandat», a indiqué l'invité de ce premier déjeuner de la saison pour la CCICQ.

D'entrée de jeu, il n'a pas caché que le défi du retour à l'équilibre financier en 2020-2021 était impératif. Et si le déficit a déjà pu être ramené de 15,9 à 14,6 millions de dollars, c'est que les professeurs ont accepté une réduction du plancher d'emploi et presque tous les autres employés ont consenti à une diminution salariale pour l'année financière en cours.

«Nous devons relever simultanément le défi du développement et celui du redressement budgétaire, le premier constituant le moyen d'affronter le second. Notre plan de redressement a reçu un accueil positif du ministère de l'Enseignement supérieur, notamment parce que nous avions déjà adopté et mis en place des mesures concrètes», a expliqué M. McMahon.

Cet ancien représentant des professions comptables n'a pu s'empêcher de rappeler qu'en situation financière difficile, il existait trois remèdes: augmenter les revenus, réduire les dépenses et un mélange des deux. C'est la dernière approche qui fut retenue. «Or, comme le financement universitaire est en fonction du nombre d'étudiants, l'item primordial demeure la clientèle étudiante», précise-t-il.

Comme pouvoir d'attraction, celui-ci peut néanmoins compter sur une institution qui se démarque par une carte de programmes distinctifs et diversifiés, la réputation de l'établissement via ses chercheurs et la vie de campus, et la proximité.

«Lorsqu'une université se retrouve à moins de 50 kilomètres, la propension à faire des études universitaires augmente», fait-il remarquer, citant l'une des conclusions de l'étude ayant mené à l'implantation du campus de Drummondville.

«On ratisse très large et on occupe vraiment le coeur du Québec, et ce, sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent», renchérit l'ancien maire de Nicolet.

Du même souffle, il admet qu'une transition majeure est en cours, qui nécessite de grands efforts d'imagination, de mise en commun des idées, de mise au point de solutions propres à les mettre en oeuvre. «Nous sommes au travail et nous mettons les bouchées doubles, avec des équipes de mieux en mieux consolidées», affirme-t-il, évoquant l'arrivée récente d'une nouvelle secrétaire générale et de deux directeurs, dont Yvon Laplante au Service des communications.

Quant au plan stratégie 2015-2020, il est basé sur quatre valeurs: l'excellence, la collégialité, la créativité et l'intégrité. Selon lui, les enjeux sont clairs et incontournables: leadership et positionnement, études et formations distinctives, la recherche comme moteur d'innovation, de création et d'excellence, mobilisation de la communauté universitaire, saine gestion et gouvernance.

«J'ai implanté une matrice de gouvernance, qui sera constamment mise à jour et nous permettra de rectifier le tir, de piloter le paquebot en temps réel», a-t-il insisté.

En 2016, l'UQTR gère un budget de plus de 208 millions de dollars, plus de 14 500 étudiants sont inscrits à l'un ou l'autre des 281 programmes offerts, 55 % d'entre eux demeurent dans la région après leurs études, et 66 % sont de première génération universitaire. Et avec près de 1800 employés, l'établissement est le troisième employeur en Mauricie après le CIUSSS et l'ensemble des commissions scolaires.

«Chaque dollar investi à l'UQTR par les divers paliers de gouvernement rapporte neuf dollars à l'économie du Québec. Je suis certain que vous aimeriez toutes et tous avoir un tel rendement sur vos investissements», a lancé M. McMahon aux gens d'affaires de la rive sud tout en les invitant à recourir aux services de l'université. 

Énumérant bon nombre de collaborations avec le milieu, tantôt à Nicolet, avec l'École nationale de police du Québec, tantôt à La Tuque, pour le projet de bioraffinerie, le conférencier du jour a finalement parlé de l'importance de la Fondation et des divers programmes d'enseignement et de recherche propres à son institution. «L'UQTR est condamnée au succès», a-t-il conclu.

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