Nouvelle auberge autogérée pour les sages-femmes

La présidente de l'Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La présidente de l'Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises, Sandra Choquet, célébrant l'inauguration.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il n'y a qu'à l'UQTR que s'offre le programme de pratique sage-femme et les étudiantes, qui proviennent des quatre coins du Québec, sont en stage à l'extérieur de Trois-Rivières six sessions sur neuf.

Elles doivent néanmoins être sur le campus occasionnellement pour suivre des cours ou des sessions intensives. Cela posait, jusqu'à présent, de sérieux problèmes de logement puisqu'elles ont, pour la plupart, un bail ailleurs.

Les étudiantes en pratique sage-femme ont donc créé, il y a trois ans, l'Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises. L'OSBL a fait l'acquisition, il y a quelques jours, d'un duplex qui permettra d'accueillir toutes ces étudiantes en transit pour une nuit, une semaine ou quelques mois.

La maison, située sur la rue Papineau, a été achetée le 1er septembre au coût de 161 000 $. Une bonne partie de la maison était déjà meublée.

Les étudiantes ont réussi à récolter assez d'argent pour faire une mise de fonds de 40 000 $. Elles ont aussi reçu de l'aide financière de plusieurs partenaires, dont la Fondation de l'UQTR. Le projet a été financé principalement par la Caisse d'économie solidaire.

Alizée Brisebois, trésorière de l'OSBL, indique qu'un plan d'affaires, réalisé avec le soutien d'IDÉ Trois-Rivières, a permis d'établir la rentabilité du projet par le biais des locations, même si elles sont à prix plus que compétitif pour la clientèle visée.

«Les étudiantes contribuent aussi par le biais d'une cotisation», précise-t-elle. «Il y a cinq locataires en haut et cinq au premier étage», indique Mme Brisebois.

Certaines des chambres sont aménagées pour permettre aux étudiantes de vivre avec leur bébé ou leur jeune enfant pendant leur séjour. D'autres chambres sont partagées.

La maison contient une partie dortoir qui permet d'accueillir des étudiantes pour une nuit et de les dépanner, par exemple, pour la durée d'un examen.

«Ça répond à nos besoins d'habitation durant nos semaines intensives. Il y a possibilité d'y passer une semaine à temps plein, si elles en ont besoin, ou d'y passer toute une session», dit-elle.

En été, alors qu'il n'y a pas de cours, les chambres vides seront louées aux participants de l'École internationale de français.

La nouvelle auberge a été inaugurée mercredi en présence des collaborateurs financiers et des étudiantes.

La présidente de l'OSBL, Sandra Choquet, ne nie pas qu'il y a beaucoup de travail derrière ce projet, surtout pour des étudiantes à plein temps.

«Il y a des gens qui ont besoin de moins de sommeil dans la vie. Je fais partie de ces gens-là», dit-elle. «Nous sommes 16 dans le comité», ajoute-t-elle. Certaines ont pu donner plus de temps que d'autres selon les disponibilités de chacune, dit-elle.

«IDÉ Trois-Rivières nous a beaucoup aidées à monter le projet, à se structurer, à monter le plan d'affaires. Ce n'était pas seulement de l'aide financière. C'était merveilleux», souligne-t-elle.

Ce projet, Sandra Choquet y travaille depuis 2013. «J'habitais avec une autre étudiante sage-femme de ma cohorte, à Trois-Rivières et c'était nous, l'auberge», raconte-t-elle. «Il y avait plein de monde tout le temps. Les besoins sont là», dit-elle.

Dans le cadre de leurs études, les étudiantes sont en effet appelées à être à Trois-Rivières une seule journée par session ou quelques journées par session.

«Il faut avoir un endroit où se poser», plaide Mme Choquet. «On est des étudiantes. On n'a pas d'argent pour aller à l'hôtel», fait valoir la présidente de l'Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises.

En plus d'être un lieu où habiter pour un jour ou quelques mois, l'auberge sera aussi un lieu commun où les étudiantes en pratique sage-femme pourront se retrouver entre elles.

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