Un premier syndicat de l'UQTR dit oui à une réduction de salaire

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Syndicat du personnel professionnel de l'Université du Québec à Trois-Rivières a dit oui, jeudi matin, à une réduction de salaire de 2 % pour une année, telle que demandée par la direction, afin de tenter d'éponger le déficit de 16 millions $ pour l'année financière 2015-2016. C'est le premier syndicat de l'Université à prendre un vote sur les demandes patronales sur cette question.

Les autres syndicats (chargés de cours, professeurs et employés de soutien) devront se prononcer prochainement puisqu'en juin, le recteur, Daniel McMahon, devra présenter un plan de redressement au gouvernement du Québec. Il faudra que ce plan soit convainquant car s'il ne l'est pas, l'UQTR pourrait perdre sa subvention conditionnelle de quelque 10 millions $.

«Le direction souhaite pouvoir annoncer, dans ce plan-là, la contribution de ses différents groupes d'employés», indique le président du Syndicat du personnel professionnel, Martin Harvey.

«La direction demande à ses groupes de l'appuyer pour une démarche politique, entre autres, qui va montrer finalement que la communauté se prend en main pour son université et désire vraiment travailler dans le sens de rétablir la situation financière et de revenir à une situation normale», dit-il.

M. Harvey se dit conscient que cette contribution n'est pas suffisante pour éponger le déficit. «L'idée, c'est qu'on contribue en espérant que les autres groupes contribuent aussi», dit-il.

Cent-trente-huit des 274 membres du Syndicat ont voté à majorité en faveur d'une réduction de 2 % de leur salaire dans le but de résorber le déficit. Notons que 74 des 274 membres sont à contrat. La mesure entérinée se décline en plusieurs types de mesures équivalentes. Outre la coupe de salaire, il peut y avoir un sacrifice de cinq jours de vacances ou une semaine de congé sans solde. Tous sont obligés de participer, mais ils ont le choix de la mesure qui leur convient le mieux. «On est payé moins, on va travailler moins», résume M. Harvey.

Rappelons que la haute direction de l'Université s'impose déjà une réduction de 4 % tandis que les cadres, eux, ont accepté une baisse de 3 %.

Pas moins de 35 rencontres auprès des différents groupes formant la communauté universitaire ont été tenues par la direction au sujet des moyens de résorber le déficit et quelque 700 idées ont été énoncées.

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