École internationale de français: plus de 300 étudiants en immersion

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'École internationale de français de l'UQTR a accueilli une nouvelle cohorte de quelque 330 étudiants de 18 ans et plus, lundi matin.

Au cours des cinq prochaines semaines, la consigne est on ne peut plus claire: seuls des mots et des phrases en français devront sortir de leur bouche tout au long de leur immersion. L'EIF demande donc la collaboration des gens d'affaires de Trois-Rivières qui verront apparaître ces étudiants sous peu dans leurs commerces et restaurants.

Ces étudiants ne seront pas confinés sur le campus. Ils fréquenteront les commerces, bars et restaurants de même que les festivités populaires estivales de Trois-Rivières et miseront donc sur le caractère très francophone de la ville pour mettre en pratique leurs apprentissages en situations réelles.

Giovanni Verrelli, est venu de Winnipeg pour apprendre la langue de Molière qui a des similitudes avec l'italien, dit-il, une langue qu'il maîtrise très bien.

«Mon père parle le français. J'aimerais parler avec lui. Il a grandi à Montréal. Il est Québécois», dit-il. Le jeune homme veut devenir enseignant et être capable de communiquer avec les gens de la grande communauté bilingue de Saint-Boniface, au Manitoba. «Et je veux aussi être plus intéressant pour le marché de l'emploi», ajoute-t-il.

La famille de Kristen Robinet, de Barrie en Ontario, est d'origine française du côté de son père. Mais la génération de son père est la seule qui n'a pas grandi en français. «Alors ma soeur et moi sommes toutes deux en études françaises et en éducation à l'université. Je suis ici pour améliorer mon français parlé», dit-elle. «J'aimerais être enseignante en immersion française», dit-elle.

Allie Sinclair, elle, vient d'une famille aux racines chinoises, italiennes et néerlandaises. Elle vit à Toronto, mais elle a grandi aux États-Unis, «donc je n'ai jamais appris le français en grandissant. Puisque je suis de retour au Canada, maintenant, je sens qu'il me manque quelque chose et j'ai décidé de l'apprendre. Je ne l'apprends que pour ma propre culture, toutefois. Mes études ne nécessitent pas la connaissance du français puisque je veux devenir psychologue», dit-elle.

Manon Lienard, coordonnatrice de l'EIF, indique que la majorité des étudiants qui ont débuté le programme, lundi, sont des Canadiens ou des résidents permanents qui ont reçu une bourse du programme Explore du gouvernement canadien. «On a aussi quelques non-boursiers», dit-elle.

Les retombées économiques des étudiants de l'EIF seraient de trois millions $ annuellement selon l'UQTR.

Quelques étudiants chinois sont présents. «On a reçu une cohorte de 30 étudiants chinois, en septembre 2015. Après un an complet d'immersion en français, leur but est de suivre un programme de baccalauréat à l'UQTR dans diverses disciplines.

L'EIF indique que ses étudiants en immersion porteront un bracelet bleu royal à l'effigie de l'École. Cela permet aux commerçants et restaurateurs de les reconnaître. L'EIF leur demande de servir ces étudiants exclusivement en français.

Une deuxième cohorte d'étudiants collégiaux et universitaires arrivera à Trois-Rivières dans cinq semaines. D'ici la fin de l'été, des centaines d'autres participants de tous les âges, allant d'adolescents à des personnes de 65 ans et plus, prendront part aux différents programmes d'immersion offerts à l'UQTR.

Le campus sera loin d'être désert, au cours de la saison estivale, puisque quelque 900 participants aux divers programmes de français sont attendus.

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