UQTR: entente de principe dans le dossier d'Alain Fournier

Les audiences de la CRT d'Alain Fournier, ancien... (Olivier Croteau)

Agrandir

Les audiences de la CRT d'Alain Fournier, ancien directeur des équipements auront été l'occasion de lever davantage le voile sur les dessous de l'ancienne administration de l'UQTR.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une entente de principe a été conclue dans le litige qui opposait l'Université du Québec à Trois-Rivières à son ancien directeur des équipements, Alain Fournier. La nature de cette entente de même que la date où elle a été prise n'ont toutefois pas été dévoilées par l'UQTR.

Depuis l'arrivée en poste du nouveau recteur, Daniel McMahon, il n'y avait eu qu'une seule journée d'audiences à la Commission des relations du travail dans ce dossier alors que plusieurs journées avaient été réservées en avril. La CRT a mis fin aux audiences le 18 avril.

C'est la première fois que l'UQTR acceptait un processus de conciliation dans ce dossier.

La vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère, une des deux personnes visées par une plainte de harcèlement psychologique dans cette affaire, devait entamer son contre-interrogatoire en avril. L'autre personne visée par les plaintes de harcèlement psychologique de M. Fournier était Gilles Charland, ancien vice-recteur.

Pour être officielle, l'entente devra être approuvée par le conseil d'administration de l'UQTR. Ce sujet sera inscrit à l'ordre du jour de sa prochaine réunion, indique un communiqué de l'Université.

Rappelons qu'Alain Fournier estimait avoir été victime de congédiement abusif. L'UQTR l'accusait en contrepartie d'avoir mal géré certains fonds. Les audiences n'auront pas duré assez longtemps pour que tous les témoignages soient entendus à ce sujet.

«Les parties impliquées travaillent actuellement à réunir toutes les informations pertinentes afin d'en arriver à une entente finale qui devra être présentée aux administrateurs de l'Université pour qu'ils puissent prendre une décision éclairée à l'égard du règlement de ce dossier», indique le communiqué de l'Université.

Notons qu'un autre dossier de CRT préoccupe présentement l'UQTR, celui de l'ancien vice-recteur aux ressources humaines, Martin Gélinas.

Les audiences de la CRT dans ce dossier, qui ont aussi éclaboussé amplement le style de gestion de l'ancienne administration Ghazzali, sont suspendues depuis plusieurs mois.

Ce dossier est toutefois un peu plus complexe que le premier. C'est qu'une histoire de harcèlement criminel fait aussi partie du portrait.

La Cour d'appel du Québec a annulé, à la mi-février, le verdict de culpabilité de M. Gélinas dans la cause de harcèlement criminel à l'endroit de Guylaine Beaudoin, ex-directrice des communications de l'UQTR, parce que le jugement porté contre M. Gélinas n'était pas suffisamment motivé.

Peu de temps après cette décision, toutefois, le procureur de la Couronne avait annoncé qu'il ne voulait pas laisser tomber les accusations. Le dossier ne connaît toutefois aucun autre développement depuis plus de deux mois.

La cause de M. Gélinas à la CRT est en partie liée à cette affaire au criminel puisque les deux causes ont certaines racines communes.

Lors de la dernière audience publique de la CRT, en effet, l'UQTR reprochait à M. Gélinas d'avoir envoyé 84 textos, dont certains haineux, à des cadres et employés de l'UQTR, entre le 1er février 2013 et le 9 avril suivant. M. Gélinas a démontré à la CRT qu'il vivait, au cours de cette même période, une dépression profonde ayant nécessité une aide médicale, d'où ses gestes.

M. Gélinas s'est plaint à la CRT d'avoir lui aussi fait l'objet de harcèlement psychologique à l'UQTR.

Joint par Le Nouvelliste, vendredi, M. Gélinas a indiqué qu'il serait ouvert à une procédure de conciliation, comme celle dont a bénéficié M. Fournier.

Les audiences de la CRT d'Alain Fournier auront été l'occasion de lever davantage le voile sur les dessous de l'ancienne administration de l'UQTR.

En mai 2015, la vérificatrice générale du Québec avait publié un rapport accablant sur la gestion de l'ancienne rectrice à qui le ministre de l'Enseignement supérieur avait d'ailleurs montré la porte dans les heures qui ont suivi le dépôt de ce document.

Le rapport indiquait notamment que dans le dossier du campus de Drummondville, il y avait eu fractionnement de contrat, ce qui est illégal.

L'ancien secrétaire général et de l'UQTR, Me André Gabias, a témoigné, au cours des audiences de la CRT, avoir été complètement évacué du dossier du campus de Drummondville par la haute direction alors que c'est lui qui assumait le rôle de RORC (responsable de l'observation des contrats) à l'UQTR.

M. Fournier avait affirmé à la CRT que la vice-rectrice voulait absolument embaucher la firme Maninge de Drummondville pour cet important contrat. Puisqu'il a refusé d'embarquer dans ce qu'il a qualifié d'«agenda caché», on lui a montré la porte, a-t-il plaidé devant la CRT. Rappelons que la vice-rectrice avait nié ces allégations en bloc.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer