Une première Chaire de recherche UNESCO pour l'UQTR

À l'avant, la professeure Carmen Dionne. À l'arrière,... (François Gervais)

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À l'avant, la professeure Carmen Dionne. À l'arrière, de gauche à droite, Julie Boulet ministre du Tourisme et responsable de la Mauricie, Line Beauchamp, représentante du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l'UNESCO, Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Daniel McMahon, recteur de l'UQTR, Jean-Guy Paré, président de la Fondation de l'UQTR, et Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La professeure Carmen Dionne du département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières est devenue titulaire d'une Chaire UNESCO d'une durée de quatre ans, la toute première de l'histoire de l'UQTR, qui lui permettra d'étudier les questions de dépistage et d'évaluation du développement des jeunes enfants de 0 à 6 ans afin de favoriser leur développement.

«On s'intéresse au développement global, donc à la fois aux habiletés liées à la motricité globale, à la motricité fine, à la communication, à la socialisation et à l'autonomie générale», explique la nouvelle titulaire.

Une plate-forme sera créée afin de diffuser les informations au grand public, précise-t-elle.

La Chaire, explique Mme Dionne, étudie «les indices qui vont permettre à des parents et à des intervenants en milieu de garde, notamment, de lever un drapeau rouge pour aller vers un processus plus formel de référence à des organismes du réseau de la santé et des services sociaux.»

Bref, «on veut être en mesure le plus tôt possible d'identifier un retard qui se creuse et donc, de pouvoir intervenir», résume-t-elle.

Le travail de la Chaire sera réalisé en collaboration avec de nombreux pays membres de l'UNESCO. Ceci, explique Mme Dionne, fait en sorte que les membres de la Chaire «partagent différents instruments de mesure».

Ils ont «développé une expertise et une expérience, une réflexion sur les instruments avec lesquels ils travaillent, mais également sur les pratiques de dépistage et l'implantation de ces pratiques dans différents contextes.»

Ces instruments peuvent donc «être respectueux des différentes communautés, des différents pays», résume-t-elle.

Toutes ces activités de recherche auront des retombées dans la vie quotidienne des familles, assure-t-elle, puisqu'elles comportent des périodes d'expérimentation. «Les parents, les familles, les milieux de garde sont impliqués. Donc il y a un accompagnement au niveau des changements de pratiques déjà, dans des phases de recherche. C'est une retombée directe en plus des retombées et des résultats issus de la recherche», explique Mme Dionne.

La Fondation de l'UQTR a offert une contribution de 399 789 $ au montage financier de cette chaire de 699 000 $. Le reste provient de l'UQTR (167 755 $) et de projets de recherche en cours ayant déjà obtenu du financement (99 969 $).

Selon la représentante du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l'UNESCO, Line Beauchamp, qui était présente à cette annonce vendredi, la candidature de la professeure Dionne a été acceptée en un temps record à cause de sa pertinence et de la solidité de ses travaux. «Parfois, ça peut prendre 18 mois et là, ça a pris à peine 4 à 6 mois», souligne-t-elle.

Obtenir une Chaire de recherche de l'UNESCO, «c'est une reconnaissance de la communauté internationale de 195 pays (membres) pour une grande expertise qui aura été développée ici, à l'Université du Québec à Trois-Rivières dans le domaine du dépistage et pour le développement des jeunes enfants», explique Mme Beauchamp.

Il existe 653 Chaires UNESCO dans le monde et seulement quelque-unes oeuvrent dans le domaine de l'alphabétisation. Aucune ne consacrait encore ses travaux au développement des jeunes enfants avant celle de Mme Dionne.

Le Canada compte maintenant 18 Chaires UNESCO dont 11 sur le territoire du Québec.

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