L'UQTR travaille sur les véhicules de l'avenir

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Le professeur Loïc Boulon, nouveau titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les sources d'énergie pour les véhicules du futur.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'hiver, c'est difficile pour les batteries des véhicules verts, qu'ils soient électriques ou à l'hydrogène.

Un chercheur de l'Institut de recherche sur l'hydrogène de l'Université du Québec à Trois-Rivières, le professeur Loïc Boulon, vient de recevoir une Chaire de recherche du Canada qui permettra de mettre une brique de plus dans l'édification du transport de l'avenir.

Il s'agit d'une première chaire pour ce jeune chercheur de 32 ans, récemment nommé vice-président de la Vehicular Technology Society et dont la spécialité est justement l'électrification des transports.

Le froid, explique-t-il, «réduit l'autonomie de ces véhicules, augmente leur temps de recharge et réduit leur durée de vie. Il y a donc du travail à faire.»

Le Québec est toutefois un petit marché qui n'est «pas la priorité absolue des grands constructeurs», indique-t-il. Même chose pour le Canada et le nord de l'Europe qui partagent notre climat, ajoute-t-il. «Tous les lancements de véhicules électriques se font en Californie. Ce n'est pas un hasard», fait-il remarquer.

La recherche visant à rendre ces véhicules plus performants dans le contexte climatique québécois «c'est à nous de la faire et personne ne va la faire à notre place», plaide le professeur Boulon.

Les chercheurs de l'IRH, dit-il, «ont des solutions pour régler le problème du froid et pour régler le problème du chaud en été du même coup.»

Pour mettre ces solutions à l'épreuve, l'IRH ne peut pas passer directement par les grands constructeurs.

Les chercheurs «développent donc des choses avec l'industrie locale. Au Québec, on n'a pas de constructeur de véhicule. Donc, faire une chaire de recherche sur les véhicules n'est pas la première idée. Néanmoins, on a un tissu très fort lié aux véhicules de niche», explique le professeur Boulon, «comme PosiPLus qui fait des camions hybrides et des élévateurs, à Victoriaville», illustre-t-il.

Le marché des véhicules lourds miniers, le transport en commun ainsi que les véhicules récréatifs représentent aussi un grand intérêt.

«L'idée, c'est de supporter d'abord notre industrie pour avoir des retombées, dans un second temps» sur l'industrie automobile, explique le chercheur.

«L'Institut de recherche sur l'hydrogène, dirigé par le professeur Richard Chahine, est le principal centre de recherche canadien dans ce domaine et, notez bien, le leader mondial en matière de stockage de l'hydrogène», a rappelé mardi le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon.

Les sources d'énergie considérées par la Chaire de recherche du Canada de 500 000 $ dont le professeur Boulon sera le titulaire pendant cinq ans, seront les batteries, l'hydrogène, le moteur à combustion et les supercondensateurs qui permettront de réduire les coûts environnementaux des moyens de transport.

La Chaire de recherche du Canada sur les sources d'énergie pour les véhicules du futur arrive au bon moment alors que le gouvernement du Québec fait une place importante à l'UQTR dans sa toute nouvelle politique énergétique adoptée il y a quelques jours pour les 15 prochaines années.

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