Nouvelle politique énergétique: l'UQTR à l'avant-plan

Richard Chahine, directeur de l'IRH.... (François Gervais)

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Richard Chahine, directeur de l'IRH.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières sera appelée à jouer un rôle d'avant-plan pour conseiller le gouvernement du Québec en matière d'hydrogène tout au long de l'application de la nouvelle politique énergétique adoptée jeudi par Québec. Pour la première fois, l'hydrogène trouve une place en tant que carburant d'avenir.

Avec son Institut de recherche sur l'hydrogène (IRH), l'UQTR, rappelons-le, est un des deux principaux pôles de recherche au Canada sur l'hydrogène énergétique (avec Vancouver) et devient désormais l'organisme expert par excellence au Québec pour introduire l'hydrogène dans l'éventail des énergies propres que le gouvernement Couillard entend favoriser pour les 15 prochaines années.

«On a un grand réseau de contacts, nationaux et internationaux. On a travaillé beaucoup pour faire avancer l'hydrogène à l'extérieur. Maintenant, il est temps que les gens de l'extérieur nous aident à l'implanter chez nous», fait valoir le directeur de l'IRH, le professeur Richard Chahine, qui était présent à la conférence de presse de jeudi.

Ce dernier estime que beaucoup de choses reposent maintenant sur les épaules de l'UQTR. La nouvelle politique vise en effet à mettre en place un projet-pilote de plusieurs stations multicarburants au Québec (essence, biocarburants, gaz naturel, propane, électricité, hydrogène).

«Étant donné que ça s'est rarement fait à l'extérieur, indique le directeur de l'IRH, il y aura pour nous un rôle à jouer sur l'établissement des normes et des codes. On est bien connu aussi pour faire des codes pour les carburants gazeux. Donc, on va pouvoir accompagner le gouvernement et l'industrie dans l'élaboration de normes, de codes et de normes de sécurité pour ces stations-là», explique le professeur Chahine.

L'UQTR possède déjà une borne de remplissage à l'hydrogène, près de l'IRH et cette dernière sera mise à jour afin de pouvoir desservir le public lorsque les voitures à l'hydrogène commenceront à faire leur entrée dans le marché québécois, indique M. Chahine.

Le gouvernement entend d'ailleurs «accompagner les ménages et les entreprises qui feront le choix d'acquérir un véhicule neuf électrique ou à faible empreinte carbone, y compris les véhicules à l'hydrogène dont la mise en marché se profile à l'horizon», indique la nouvelle politique.

Pour l'IRH de l'UQTR, cette nouvelle comporte aussi un volet recherche et développement. «Le gouvernement misait sur des infrastructures déjà existantes pour aider à l'exécution de cette politique-là. Même durant la conférence de presse, le nom de l'IRH a été prononcé à ce sujet», raconte le professeur Chahine.

«Le fait qu'il y a une politique stable pendant 15 ans, c'est important. Ça signale aux entreprises qu'on a 15 ans de période de stabilité pour investir là-dedans», dit-il. «On va donner un coup de main là-dedans.»

Richard Chanine ajoute qu'Ottawa étant maintenant ouvert aussi aux énergies vertes, l'IRH a bien l'intention «de réanimer ses contacts avec le fédéral qui ont disparu du temps de l'ancien gouvernement.»

«Grâce aux recherches de pointe menées par l'équipe de chercheurs de l'IRH et ses partenaires gouvernementaux, industriels et universitaires, nous serons en mesure d'apporter des solutions innovantes et plus efficaces pour relever les défis de l'énergie dans le contexte géoclimatique bien particulier du Québec», fait valoir M. Chahine.

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