«On doit travailler en collaboration», le recteur de l'UQTR

Daniel McMahon, admet que l'UQTR devra être beaucoup... (Olivier Croteau)

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Daniel McMahon, admet que l'UQTR devra être beaucoup plus sélective sur ce qu'elle va choisir comme créneaux de developpement

Olivier Croteau

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «À chaque fois que le gouvernement investit 1 $ à l'UQTR, ça génère des retombées économiques de 9 $», indique le nouveau recteur de l'UQTR, Daniel McMahon, en se basant sur une étude réalisée par le réseau de l'Université du Québec. «Donc, c'est un placement que le gouvernement fait», fait-il valoir.

Le recteur a profité, mercredi midi, d'un dîner-conférence organisé par l'Intersyndicale et l'Association générale des étudiants sur les impacts économiques de l'UQTR sur la région pour lancer un cri du coeur.

Il faut «réaliser l'importance d'une université dans une ville, dans une région», plaide-t-il.

Grâce aux études et aux données économiques présentées par les professeurs à la retraite Mario Polèse de l'INRS et Bernard Vermot-Desroches de l'UQTR, le recteur confirme l'importance économique de l'UQTR pour la région. «On doit travailler en collaboration. L'ensemble des intervenants économiques, politiques, sociaux doivent s'approprier l'Université et l'Université doit être sur le terrain avec eux pour multiplier ou maximiser ces retombées-là», plaide-t-il.

M. McMahon espère faire prendre conscience au gouvernement que lors du réinvestissement qui viendra éventuellement dans les universités, il sera capital de tenir compte «de la particularité régionale et de l'impact significatif qu'a une université dans sa région».

«Déjà, les représentants de la ministre sont sensibilisés à cette volonté de discussion-là. J'ai déjà signifié mes intentions et j'ai offert ma collaboration pour qu'on puisse avoir une formule de financement des universités qui soit juste», dit-il.

En attendant, il appert que l'effort de compression, à l'UQTR, passera inévitablement par la masse salariale. «Notre masse salariale est trop élevée par rapport à la taille des activités que l'on a», constate le recteur.

«L'idée n'est pas de mettre les gens à pied, mais est-ce qu'on a besoin de remplacer des postes, est-ce qu'on a besoin d'embaucher autant de personnes? Tout est sur la table», incluant le plancher d'emploi, dit-il.

Le recteur reconnaît toutefois que «les salaires doivent être compétitifs, mais faisons un choix quant aux planchers», propose-t-il.

Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Biskri, rappelle que le salaire des professeurs de l'UQTR est l'un des plus bas du réseau. «Si le gouvernement ne réinvestit pas, non seulement on risque de geler les salaires, ça va aussi être un motif de non attraction et de non rétention. Et c'est valable pour tous les employés de l'Université. Ça peut être un problème par rapport au financement de la recherche et au financement de l'infrastructure», prévient-il. «On espère que cette façon civilisée de passer le message à ceux qui nous gouvernent va donner ses fruits.»

La solution, calcule le recteur McMahon, passe par la reconnaissance de l'Université par le milieu. Après avoir fait une tournée des maires et députés de la région, le recteur veut «absolument que, quand quelqu'un entre dans leur bureau et qu'il a une idée, le premier réflexe de l'élu soit de dire: est-ce qu'à l'Université, on peut faire quelque chose pour cette personne-là?» illustre-t-il.

Le recteur McMahon est catégorique: «Il n'est pas question de mettre un pied sur le frein au développement de l'Université.»

Il estime toutefois que l'UQTR devra «revenir à une taille qui est à la hauteur de ce qu'on a à accomplir.»

«À partir du moment où la communauté réalise le défi qui se pose à elle, j'ai confiance qu'on va réussir à trouver des ententes avec l'ensemble de nos partenaires syndicaux pour pouvoir se donner les moyens de retourner le plus rapidement possible à l'équilibre sans négliger le développement», dit-il, sauf qu'il faudra «être beaucoup plus sélectif sur ce qu'on va choisir comme créneaux de développement parce qu'on n'a pas les moyens de tirer de l'argent au hasard», fait-il valoir.

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