L'UQTR génère 695 millions $ de retombées au Québec

L'Université du Québec à Trois-Rivières génère 695 millions... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières génère 695 millions $ de retombées au Québec.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En imposant des restrictions budgétaires massives aux universités, depuis plusieurs années, le gouvernement aurait maltraité un moteur économique de taille au Québec. Secouée par des restrictions budgétaires qui la feront basculer du côté d'un important déficit de 12,7 millions $ à la fin du nouvel exercice financier en cours, l'UQTR générait en effet à elle seule plus de 695 millions $ de retombées économiques dans la province en 2013-2014.

Cette donnée provient d'une étude mise à jour récemment par le réseau de l'Université du Québec. «Près de la moitié des retombées générées par l'UQTR provient des dépenses directes de l'Université dans l'économie locale (salaires, immobilisations, etc.), des dépenses de subsistance des étudiants ainsi que des dépenses encourues par les personnes visitant l'établissement», précise l'étude.

La direction de l'UQTR constate aussi, pour la première fois depuis plusieurs années, une diminution de l'effectif étudiant équivalent temps plein (EÉÉTP) par rapport à l'exercice financier précédant. La direction se préoccupe de cette situation et cherche «à savoir si ces données représentent les prémices d'une diminution de la fréquentation de l'effectif étudiant au sein de l'établissement», peut-on lire sur le site Info-Budget de l'UQTR.

«Les signaux étaient existants dans les années antérieures», précise le recteur, Daniel M. McMahon. «D'où viennent les étudiants de l'Université? Des cégeps. Qu'est-ce qui se passe au niveau de la clientèle des cégeps depuis quelques années? Elle est en décroissance», dit-il.

«L'Université était en croissance au cours de dix dernières années, mais on n'a pas anticipé que cette croissance-là s'arrêterait», constate le nouveau recteur. «Donc, on n'a pas pris les mesures qui étaient nécessaires pour freiner la croissance de la masse salariale, notamment», analyse-t-il.

Une diminution des EÉÉTP entraînera une baisse du financement alloué par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et représentera donc moins de revenus pour l'UQTR, bref, rien pour arranger les choses.

Le 17 mars dernier, le ministre des Finances annonçait la fin des compressions budgétaires en éducation et en enseignement supérieur en 2016-2017 et une augmentation de l'enveloppe budgétaire allouée à l'enseignement supérieur.

L'UQTR ignore toutefois, pour l'instant, de quelle manière sera réparti ce montant.

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