Résultats inespérés pour les MOOC

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pas moins de 14 000 personnes s'étaient inscrites, en 2015, alors que l'Université du Québec à Trois-Rivières mettait en ligne, à titre de projet-pilote, deux MOOC (Massive open online courses) ou cours en ligne ouverts aux masses.

Cette année, le MOOC sur la littéracie financière et fiscale ouvert à tous revient.

L'an dernier, 6400 personnes s'étaient inscrites à cette formation fort pratique et tout à fait gratuite. «Elle a été mise à jour. Donc les personnes qui l'ont suivie l'an dernier pourraient être intéressées à la suivre de nouveau», indique Jean-François Hinse du service des communications de l'UQTR.

Cette année, déjà 1914 personnes ont donné leur nom et les inscriptions se terminent le 14 mars.

D'une durée de quatre semaines, à raison d'environ trois heures de travail par semaine, ce cours est gratuit et ne donne pas de crédits universitaires, mais une attestation, en cas de réussite.

Cette formation préparée et livrée par les professeurs Nicolas Boivin et Marc Bachand permet de se donner des compétences pour accroître sa capacité à prendre les bonnes décisions en matière de finances personnelles et de fiscalité.

En 2015, près de 30 % des participants avaient réussi la formation alors que le taux de réussite des MOOC, dans les universités, se situe en général entre 5 % et 10 %.

Le professeur Boivin souligne que les participants ont adressé rien de moins que 1500 questions aux professeurs Boivin et Bachand qui, en compagnie de deux étudiants de maîtrise, ont répondu à chacune d'entre elles.

La formation, explique le professeur Boivin, comporte un forum de discussion, «un lieu de rencontre public où la communauté répond à la communauté», dit-il. «Certains participants sont très chevronnés», indique-t-il.

Parmi les thèmes abordés, dit-il, il est question de comment bien consommer, comment faire un budget, quels sont les pièges de l'endettement et ce qu'on peut faire pour les éviter, l'épargne et les régimes propres à la réalité canadienne, comment on réagit face à des propositions de consommation, bref, des thématiques assez universelles au point où même des étudiants étrangers s'inscrivent et y trouvent leur compte.

Le professeur indique qu'un projet est actuellement dans l'air entre des professeurs de son département, en sciences comptables et des professeurs en sciences de l'éducation pour faire un cours sur les finances personnelles destiné à des élèves de niveau secondaire.

«Ce serait intéressant si l'on pouvait s'entendre avec le ministère de l'Éducation et introduire dans le cursus des études secondaires ce genre de formation-là», dit-il. «Ce serait en ligne et on pourrait leur donner des outils d'autodéfense par rapport à tous les pièges qui les attendent dans leur jeune vie de consommateurs», dit-il.

«Ce qui nous a allumés, là-dessus, ce sont les témoignages de participants. Plusieurs nous ont dit qu'ils auraient aimé avoir cette formation-là avant de faire le choix d'une maison ou d'investir en épargne-retraite par exemple.»

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