«Il n'y a plus aucun respect pour l'université»

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Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Biskri.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Ismaïl Biskri, ne cachait pas sa vive déception, mardi, après avoir appris que les subventions provinciales visant à indexer le salaire des employés des universités n'augmenterait que de 3 % en quatre ans.

La Presse a reçu confirmation, du Conseil du Trésor, que le gouvernement Couillard limitera en effet à 3 % sa Politique salariale gouvernementale. Deux universités, l'UQAM et l'Université de Montréal, ont déjà été prévenues.

Du côté de l'UQTR, on n'avait toutefois encore reçu aucune information à ce sujet, mardi.

«Il n'y a plus aucun respect pour l'université», estime M. Biskri, «et pour les universitaires de façon générale.»

«Il y a des coupes et on laisse filer de l'information à l'effet qu'il risque d'y avoir une prochaine coupe. Les universités pourraient avoir le droit de compenser les pertes par l'augmentation des frais des étudiants étrangers de l'ordre de 25 %.

Honnêtement, la question que je me pose: ''Est-ce que le gouvernement sait ce qu'il est en train de faire? Est-ce une politique à court terme où l'on donne satisfaction à certaines personnes et l'on oublie les enjeux à moyen et long terme?'' Honnêtement, je n'ai pas de réponse à cela, mais il est évident à mon esprit qu'on est en train de jouer avec l'avenir du Québec», analyse-t-il. Le président du SPPUQTR rappelle que «l'avenir passe par les universités.»

Selon M. Biskri, «certains laboratoires et programmes dépendent de l'apport des étudiants étrangers. Si ceux-ci décident d'aller ailleurs, on a un problème avec la viabilité de certains laboratoires et de certains programmes, particulièrement dans les universités en région», fait-il valoir.

Les employés des universités ne font pas partie du front commun. Selon La Presse, les universités pourraient négocier des hausses salariales au-delà de la subvention de la PSG, si elles le désirent.

Or, on sait que pour l'UQTR, la chose paraît présentement impossible. Le nouveau recteur, Daniel McMahon, confirmait récemment que l'UQTR devrait terminer son année financière avec un déficit du budget de fonctionnement de plus de 10 millions $.

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