Droits de scolarité: l'AGÉUQTR veut rencontrer McMahon

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Association générale des étudiants de l'UQTR entend solliciter une rencontre avec le nouveau recteur Daniel McMahon le plus tôt possible afin d'essayer de le convaincre de ne pas se prévaloir de la possibilité de hausser jusqu'à 25 % les droits de scolarité des étudiants étrangers.

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Jean-René Leblanc-Gadoury 

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

«Ça va être notre premier cheval de bataille dès son arrivée», assure le président, Jean-René Leblanc-Gadoury.

Rappelons que Québec a récemment confirmé aux recteurs des universités québécoises qu'ils devront composer avec de nouvelles compressions.

On sait que l'UQTR devra composer avec un déficit de 10 millions $ pour les deux prochaines années. Le gouvernement laisserait donc aux universités le choix d'augmenter ou non les frais des étudiants internationaux.

L'UQTR n'a ni confirmé ni infirmé cette mesure gouvernementale, mardi, étant en attente de confirmation de son prochain budget, indique le directeur des communications, Bertrand Barré.

«En 2009, ça avait été à peu près la même stratégie. Il y avait eu la hausse pour les étudiants internationaux et après ça, celle des étudiants canadiens, ensuite celle des étudiants québécois», rappelle Jean-René Leblanc-Gadoury au sujet de la mesure gouvernementale annoncée.

Même si la hausse ne viserait, cette fois, que les étudiants étrangers, l'AGÉUQTR affirme qu'elle demeure opposée à ce projet.

«Ça n'a aucun sens. À l'UQTR, le Service aux étudiants répond à des demandes d'étudiants internationaux qui ont de la difficulté à se nourrir. Une hausse de 25 %, c'est complètement aberrant», estime le président de l'AGÉUQTR.

«Ils ont même de la difficulté à se loger. Ils font des demandes d'aide financière pour remplir leur réfrigérateur», dit-il.

S'il viennent au Québec, c'est à cause de la qualité de l'éducation, indique-t-il.

Le président de l'AGÉUQTR a le sentiment que «le gouvernement essaie de passer la pression directement aux universités.»

«Nous avons l'impression qu'ils veulent créer la zizanie sur les campus car ils savent très bien que les associations étudiantes ne laisseront pas passer une telle hausse sans réagir», indique-t-il.

«À mon avis, il faut inviter toutes les universités et tous les recteurs à refuser cette hausse-là du gouvernement», estime M. Leblanc-Gadoury.

Notons que les étudiants français seraient épargnés par cette mesure.

Au trimestre d'hiver 2016, l'UQTR comptait 761 étudiants internationaux détenteurs d'un visa. Le nouveau recteur, Daniel McMahon, n'entrera en poste que le 8 février.

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