Nomination de Martine Roy et de France Cinq-Mars: un modèle pour d'autres femmes

Joanne Blais est la directrice de la Table... (François Gervais)

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Joanne Blais est la directrice de la Table de concertation des femmes de la Mauricie.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La nomination récente de deux femmes à la direction générale de deux organisations majeures de Trois-Rivières servira assurément de modèles, croit Joanne Blais.

L'édition de mardi du Nouvelliste annonçait l'arrivée de France Cinq-Mars à la direction générale de la Ville de Trois-Rivières et la nomination de Martine Roy au même siège, cette fois au Séminaire Saint-Joseph. Ces deux nominations, faites sur une base intérimaire, pourraient créer un effet d'entraînement.

«Que des femmes soient directrices générales dans des organisations qui occupent une place importante dans notre communauté est toujours une bonne nouvelle. Une femme nommée au Séminaire, une première en 156 ans, ce n'est pas rien! Il faut le relater.

Plus il y aura de femmes à ces postes, plus cela sert de modèles pour les autres femmes. Elles peuvent devenir des modèles pour d'autres femmes, leur donner le courage, la confiance, l'idée de postuler à des postes de ce genre-là», estime Mme Blais, la directrice de la Table de concertation des femmes de la Mauricie.

De telles décisions peuvent également influencer d'autres entreprises ou organismes à nommer des femmes à de hauts postes de direction, ajoute-t-elle.

«Les organisations doivent parfois changer un peu leurs façons de faire et penser aux femmes. Les femmes doivent oser postuler, prendre leur place et se faire confiance. Les entreprises doivent avoir plus d'ouverture pour les femmes. Il faut que ça se passe des deux côtés.»

Maintenant que les nominations sont faites, il reste à voir comment les choses vont se passer. Joanne Blais rappelle que bien souvent, la population et les médias peuvent porter de sévères jugements envers des femmes dirigeantes.

«Le moindre faux pas est critiqué. C'est comme si la barrière était plus haute pour les femmes. L'histoire de Mme Thériault (Lise, ex-ministre de la Sécurité publique, qui a pleuré lors d'un point de presse tenu en octobre dernier à propos de présumés abus de policiers de la SQ envers des femmes autochtones), ça en a pris de l'espace dans les médias et au sein de la population, alors qu'un homme qui a la larme à l'oeil est perçu comme sensible et humain. Les attentes envers les femmes sont élevées.»

Impliquée au sein de l'organisme Mauriciennes d'influence, Mme Blais rappelle que l'arrivée de femmes à des postes décisionnels fait partie des préoccupations de ce réseau. Elle déplore toutefois que les activités de 2016 du réseau soient en péril en raison d'un manque de financement découlant des coupes budgétaires gouvernementales.

«On offrait des activités de réseautage pour soutenir les femmes dans leurs fonctions, pour qu'elles aient accès à de la formation. Il y a plus de femmes qu'avant qui accèdent à des postes de pouvoir, mais il faut continuer de les soutenir pour qu'elles demeurent en poste», déplore Mme Blais, tout en saluant la décision de Justin Trudeau de miser sur un cabinet  paritaire, à condition que les femmes ministres aient des mandats intéressants à relever et les moyens pour y arriver.

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