Daniel McMahon confirmé comme recteur de l'UQTR

Daniel McMahon... (Archives, Stéphane Lessard)

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Daniel McMahon

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Pour un diplômé de l'Université et pour y avoir travaillé aussi pendant près de 25 ans, c'est un honneur et un privilège de servir encore une fois la communauté, mais cette fois-là, dans un nouveau rôle», a indiqué au Nouvelliste Daniel McMahon depuis l'aéroport de Toronto, mardi.

M. McMahon était en voyage d'affaires en Ontario à titre de président de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec au moment où le Conseil des ministres a confirmé sa nomination. Il quittera la présidence de cet organisme pour devenir le nouveau recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières dès le 8 février.

On sait que l'UQTR attendait aussi la nomination d'au moins quatre autres personnes pour combler des postes vacants au conseil d'administration. À ce chapitre, il faudra attendre encore un peu, mais ces nominations se feront «prochainement» a indiqué au Nouvelliste Julie White, attachée de presse du ministre de l'Enseignement supérieur. 

«On m'assure que c'est juste une question de circonstances et que ça devrait se faire rapidement», assure le nouveau recteur. «Tout est déjà attaché. Ce que j'en ai compris, c'est que l'agenda était trop serré ce matin (mardi) pour procéder», dit-il.

Carole Neill, présidente du syndicat des chargés de cours et membre du conseil d'administration, se réjouissait de voir arriver un recteur de la trempe de Daniel McMahon, mais avoue qu'il est plus que temps que certains postes soient enfin comblés. «Michèle Laroche, par exemple, est partie depuis deux ans», illustre-t-elle, tandis que d'autres mandats sont échus depuis novembre 2014.

Même réaction de la part de la présidente du conseil d'administration de l'UQTR, Francine Ruest-Jutras. «Je suis déçue qu'il n'y ait pas eu de nominations aujourd'hui (mardi), pour les postes à pourvoir au conseil d'administration», dit-elle. La présidente indique que le conseil d'administration a envoyé «plusieurs signaux» au gouvernement pour tenter de faire combler les postes. Mme Ruest-Jutras estime qu'il est «très, très important» que les postes soient tous pourvus puisque «chacun apporte ses compétences et c'est précieux», dit-elle.

Mme Ruest-Jutras était néanmoins fort heureuse de la nomination de M. McMahon au sujet duquel elle n'avait que de bons mots. «Je le connais comme un homme rassembleur», dit-elle. «Il va donner de la stabilité à l'organisation.»

Carole Neill indique que le plus gros défi qui attend Daniel McMahon sera d'arriver à la tête d'un établissement qui doit gérer la décroissance et qui doit évoluer en période de compressions. «L'ensemble des employés est inquiet», dit-elle. «On s'attend à ce qu'il fasse des représentations politiques pour faire comprendre au gouvernement que les compressions ont un impact majeur sur le développement de l'Université et sur l'économie de la région», fait-elle valoir.

Le président de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré, s'est dit très heureux de voir un diplômé de l'UQTR prendre la barre de l'établissement et estime que son arrivée aura des retombées positives sur la Fondation, d'autant plus qu'une nouvelle campagne majeure de financement se tiendra en 2017, dit-il.

Il semble qu'on fera d'ailleurs la queue pour rencontrer le nouveau recteur et discuter des projets et des priorités qu'on voudrait réaliser. Jean-Guy Paré prévoit que le président de la corporation des promoteurs désireux d'implanter le football à l'UQTR, Benoît Dusablon, voudra le rencontrer rapidement.

Du côté de l'Association générale des étudiants, on espère aussi une rencontre le plus tôt possible avec le nouveau recteur. Le président de l'AGEUQTR, Jean-René Leblanc-Gadoury, indique que son association souhaite une attitude aussi «réceptive» de la part de la direction qu'elle l'était avec l'ancienne direction. L'AGEUQTR souhaite aussi une amélioration du Service aux étudiants qui a été partiellement amputé. «Par exemple, nous avions deux conseillers à l'emploi et il n'y en a plus qu'un. La file d'attente est donc longue pour les étudiants», indique le président.

«Je sais qu'il y a de grands défis. Mais ce qui est très rassurant pour moi à ce moment-ci, c'est que la consultation réalisée auprès de la communauté a été très, très claire. Je bénéficie d'un bon appui de la communauté», se réjouit Daniel McMahon.

Les réactions fusaient de toutes parts, mardi, à la suite de l'annonce de cette nomination très attendue.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, pour un, a bien connu le principal intéressé lorsqu'il était préfet de la MRC Nicolet-Yamaska. «J'ai apprécié sa rigueur et aussi le fait que c'était un homme de vision, compétent et avec une personnalité agréable.» M. Martel estime que «l'UQTR ne pouvait faire un meilleur choix au moment où elle vit de sérieux problèmes de gestion qui entachent son image et nuisent à son rayonnement.»

Daniel McMahon entend, dès son entrée en poste, «faire le tour de tous les dossiers pour me faire ma propre opinion de la situation et prendre les actions nécessaires pour faire en sorte que l'Université regagne toute sa fierté», dit-il.

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