Campus de l'UQTR à Drummondville: «Les sceptiques ont été confondus»

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De gauche à droite: Le ministre Laurent Lessard, le maire Alexandre Cusson, la présidente du conseil d'administration de l'UQTR, Francine Ruest-Jutras, le recteur intérimaire, André G. Roy et le président de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré.

Brigitte Trahan

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Drummondville) Le projet du campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières à Drummondville a eu son lot de détracteurs. Même la Vérificatrice générale du Québec avait critiqué la gestion de ce dossier, le printemps dernier.

On ne doit donc pas s'étonner que la balle ait été renvoyée assez énergiquement à tout ce monde-là, jeudi, alors que l'UQTR inaugurait fièrement le tout nouveau campus devant une foule de quelque 200 personnes dans la vaste bibliothèque aux murs de verre.

«Les sceptiques ont été confondus», a déclaré, sous une salve d'applaudissements, le ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, qui s'est dit «impressionné» par la qualité du bâtiment, dont l'architecture a été réalisée par Daoust Lestage.

«Non seulement on est à l'intérieur du budget, mais aussi, la clientèle est en progression», s'est réjoui le ministre. La joie d'un si beau succès se lisait aussi dans le visage de la vice-rectrice à l'administration et aux finances de l'UQTR, Johanne Giguère, qui n'a pas manqué de souligner, en marge de la conférence, que la construction a été terminée dans les temps. L'administration de l'UQTR, rappelons-le, avait été écorchée dans ce dossier dans le rapport de la Vérificatrice générale du Québec.

Le président de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré, n'a d'ailleurs pas manqué l'occasion de faire une réplique bien sentie à la VGQ: «Cette alliance entre la population centricoise, la Fondation, l'UQTR est novatrice et démontre l'unicité d'un modèle d'affaires, un modèle entrepreneurial. Quelques-fois, même des Vérificatrices générales n'ont jamais vu ce modèle-là», a-t-il laissé entendre.

 «Il y a avait des sceptiques. Il y en avait beaucoup», a renchérit le maire de Drummondville, Alexandre Cusson. «Le campus a été construit en seulement 15 mois. S'il y avait des sceptiques, les bâtisseurs, les gens qui avaient foi au projet, étaient plus nombreux et ils triomphent aujourd'hui», a-t-il fait valoir.

M. Cusson a d'ailleurs failli manquer cette inauguration historique à cause d'une grave blessure au bras, mais ce n'est pas parce qu'il a eu à tordre des bras, a-t-il précisé à la blague.

Le ministre Lessard a reconnu, jeudi, que le dossier du campus de Drummondville a été réalisé «dans une situation quand même pas facile où l'on avait à prendre une décision déterminante dans un modèle d'affaires à la Drummondville», a-t-il expliqué.

Même si le ministre de l'Enseignement supérieur, François Blais, brillait par son absence, jeudi, l'ancien ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, qui a beaucoup travaillé sur ce dossier lui aussi, comptait toutefois parmi les invités de marque.

Le campus devait, au départ, coûter 30 millions $. On s'en tire pour quelques centaines de milliers de dollars de moins que 24 millions $, a confirmé, jeudi, le maire Cusson.

Mais en plus de ces records dans le temps et même dans les coûts de construction, le recteur intérimaire de l'UQTR, André G. Roy, a précisé que le nombre d'inscriptions au trimestre d'hiver se chiffre à 540, «ce qui représente une augmentation de 25 % par rapport à la rentrée de janvier 2015», dit-il.

Les étudiants du nouveau campus de Drummondville proviennent à 65 % du Centre-du-Québec à 28 % de la Montérégie, dit-il.

Un tel succès devient un gage d'avenir pour la région centricoise. «Pour moi, aujourd'hui, on n'inaugure pas le campus de l'UQTR à Drummondville. On inaugure le premier pavillon», a lancé le maire Cusson en ne cachant pas qu'il entend faire ce qu'il faudra pour que se poursuive le développement de son nouveau campus.

L'ancienne mairesse de Drummondville et actuelle présidente du conseil d'administration de l'UQTR, Francine Ruest-Jutras, estime que cette inauguration «marque une date charnière pour l'avenir du Centre-du-Québec.»

La présidente rappelle que c'est la Ville de Drummondville qui a pris le ballon «avec l'acquisition des terrains des Pères Montfortains. Et par la construction de ce premier pavillon, elle envoyait un signal sans équivoque», dit-elle.

Le projet permettra d'augmenter le taux de diplomation au Centre-du-Québec. «J'espère que ce modèle-là fera école», indique le maire Cusson.

«Je pense que l'histoire, le temps, vont nous aider à mesurer l'impact du campus qu'on inaugure aujourd'hui et les retombées positives pour Drummondville, la MRC de Drummond et le Centre-du-Québec. Mais je suis certain d'une chose, ça contribuera à faire rayonner Drummondville», dit-il.

Selon la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond, le campus «sera un acteur privilégié et incontournable du développement économique de la MRC de Drummond et du Centre-du-Québec.

Notons qu'une journée portes ouvertes se tiendra le samedi 23 janvier, de 10 h à 16 h. Le campus offre actuellement quatre programmes de baccalauréat soit sciences infirmières, éducation au préscolaire et enseignement primaire, sciences comptables et administration des affaires. D'autres programmes (MBA exécutif, programmes courts de deuxième cycle, certificats) sont aussi disponibles.

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