Lutte au déficit à l'UQTR: les cibles budgétaires étaient pour 2014-15

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'UQTR a réagi, mardi, à un texte publié dans Le Nouvelliste au sujet des pourparlers en cours avec la communauté universitaire dans le but d'éviter un déficit de 10,4 millions $.

L'article du Nouvelliste témoignait des hypothèses envisagées par l'Université pour venir à bout de son déficit. Comme a tenu à le préciser l'UQTR dans un communiqué, les hypothèses mentionnées dans l'article «font plutôt référence à des cibles de compressions budgétaires qui avaient été proposées dans le cadre de l'exercice 2014-15» et non celui de 2015-16.

Selon des documents obtenus par Le Nouvelliste, certaines des hypothèses de travail envisagées étaient alors d'augmenter les revenus provenant des étudiants étrangers, d'augmenter les frais indirects de la recherche, de geler les dépenses du fonds de stationnement, d'augmenter les frais institutionnels obligatoires en matière de frais de stages, et d'augmenter les frais généraux d'inscription de 4 $.

Le Nouvelliste avait questionné, lundi, le directeur des communications, Bertrand Barré, au sujet des mesures de compressions envisagées par l'Université pour 2015-16. Ce dernier s'était limité à répondre que «les discussions se poursuivent. Il y a des sujets qui sont discutés avec nos partenaires syndicaux et associatifs».

M. Barré a répondu et réitéré que c'était à eux (le c.a.) «de déterminer d'éventuelles cibles de compressions budgétaires».

Après lecture du reportage du Nouvelliste, mardi, l'UQTR a indiqué, au sujet de l'hypothèse des revenus de 700 000 $ qu'elle aurait pu aller chercher auprès des étudiants étrangers, qu'elle n'a «aucune nouvelle cible en ce sens au cours de l'exercice 2015-16.»

Les cibles de compressions ont évolué, entre 2014-15 et 2015-16 et continuent d'évoluer. Un projet de plan de résorption du déficit 2015-16 daté d'octobre dernier, dont Le Nouvelliste a fait écho dans ses pages le 17 novembre dernier, analyse des hypothèses tout aussi difficiles qu'en 2014-15.

Le reportage en question n'avait d'ailleurs fait l'objet d'aucune réfutation de la part de l'Université. Le document parle de réduire des budgets de fonctionnement alloués à la recherche, d'augmenter les frais de gestion des contrats à l'international, d'augmenter le nombre de cours en appoint accordés pour un professeur, de réduire des montants accordés au perfectionnement en 2016-17, de gel du temps supplémentaire rémunéré et de réduction des montants accordés au perfectionnement en 2016-17 pour ne citer que quelques points.

L'UQTR a indiqué, mardi, qu'elle n'envisageait pas de reconduire le gel de dépenses du fonds de stationnement de 500 000 $ dans l'exercice financier de cette année.

Finalement, l'UQTR indique que l'article du Nouvelliste «fait référence à certains montants cumulatifs de 2,3 millions $ liés à des litiges qui impliquent l'UQTR» et que «ce montant n'a aucun lien avec les deux dossiers qui sont présentement entendus par la Commission des relations du travail».

Il appert en fait que ces montants s'ajoutent à ceux qui sont générés par les deux dossiers qui sont devant la Commission des relations du travail.

Le rapport de la firme comptable Cadieux Morin sur les états financiers au 30 avril 2015, dont Le Nouvelliste a aussi obtenu copie, indique que: «L'Université est toujours en procédures de négociation de plusieurs griefs et des plaintes à la Commission des relations du travail. Il est impossible d'évaluer le dénouement de tous ces litiges, ni les montants, le cas échéant, que l'Université pourrait être appelée à verser.

Conséquemment, une provision a été comptabilisée aux états financiers pour certains griefs et tout paiement supplémentaire pouvant résulter du dénouement de ces litiges serait imputé aux résultats de l'exercice alors en cours.»

M. Barré tient à préciser qu'on ne connaît toutefois pas encore l'issue d'aucun de ces dossiers et qu'on ne peut présumer, à ce stade-ci, si l'UQTR devra verser ou non des sommes dans le cadre de ces litiges.

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