Une maison comme solution pour les étudiantes sages-femmes

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les étudiantes en pratique sage-femme n'ont pas la vie facile en termes de logement. À certains moments de leur formation, certaines doivent s'assurer d'avoir jusqu'à trois lieux de résidence en même temps. Outre leur habitation principale, elles doivent en effet trouver du logement pour suivre leur formation à l'Université du Québec à Trois-Rivières lorsqu'elles sont de l'extérieur de la région.

Elles doivent aussi s'assurer d'avoir un pied-à-terre près de leur lieu de stage qui, lui, peut se dérouler dans n'importe quelle des 12 maisons de naissance du Québec. Leur processus de logement demande de la gestion et gruge du temps et de l'argent, explique Sandra Choquet, étudiante sage-femme à l'UQTR.

Mme Choquet est présidente du projet Auberge autogérée des étudiantes sages-femmes québécoises (AASFQ) qui vise à régler une partie du problème en achetant une maison près du campus de l'UQTR d'ici septembre 2016.

«Durant les quatre ans et demi d'études, soit 9 sessions, six des sessions se font sous forme de stage à l'extérieur du campus, soit en maison de naissance ou en centre hospitalier», explique-t-elle. Les stages se déroulent aussi dans deux maisons de naissance différentes durant les études.

«Quand on est en stage, il faut être sur le campus à Trois-Rivières, à chaque début de stage, pendant une semaine. Les sessions d'études, il y en a trois, sont condensées sur deux à trois jours. Donc, les filles ne se louent pas nécessairement un appartement ici» dit-elle, d'autant plus que l'étudiante sage-femme moyenne a 30 ans et deux enfants.

C'est là que l'AASFQ entre en jeu et trouvera toute son utilité. L'organisme sans but lucratif a monté un plan d'affaires qu'il a présenté à Innovation et développement économique Trois-Rivières.

Les étudiantes sont à la recherche d'une maison d'environ 160 000 $ à 15 minutes de marche du campus, mais elles sont surtout à la recherche du financement nécessaire à la mise de fonds et à la création d'un fonds de roulement, soit 47 000 $. L'hypothèque, elle, sera autofinancée par les frais de logement exigés aux résidentes.

Mme Choquet précise que cette auberge est plus qu'un endroit pour dormir. Les résidentes pourront y vivre avec leur enfant, s'il a moins de 2 ans. L'édifice sera un lieu commun où les étudiantes pourront recevoir aussi des formations complémentaires de leur choix sans avoir besoin de louer un local.

L'auberge sera un lieu commun où les étudiantes pourront se retrouver entre elles et partager leurs préoccupations. En été, elle pourra être utilisée par l'École internationale de français de l'UQTR, indique Mme Choquet.

L'ASSFQ vient de démarrer une campagne de financement afin d'accumuler les 47 000 $ nécessaires à la réalisation de son projet.

Les personnes désireuses de contribuer peuvent faire un don en ligne à l'adresse suivante: gofundme.com/aaesfq ou encore contacter Sandra Choquet au 450-775-9851.

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