L'UQTR en situation risquée à l'automne 2013

Johanne Giguère, VRAF de l'UQTR.... (Archives Le Nouvelliste)

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Johanne Giguère, VRAF de l'UQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les membres du conseil d'administration de l'UQTR étaient apparemment très inquiets et posaient beaucoup de questions concernant les finances de l'Université, à l'automne 2013, alors que les coupes imposées par Québec sont venues s'ajouter à des problèmes immobiliers, notamment le fameux cas du CIPP qui a failli engendrer une dette de 20 millions $ à l'institution. «Les membres avaient l'impression que toute l'information ne leur était pas transmise», raconte la vice-rectrice à l'administration et aux finances (VRAF), Johanne Giguère.

Son témoignage fort attendu s'est amorcé vendredi devant la Commission des relations du travail dans la cause de l'ex-directeur des équipements, Alain Fournier, contre son ex-employeur, l'UQTR. Il faudra toutefois attendre en 2016 pour connaître la suite de ce témoignage.

On se rappellera que Mme Giguère, l'ancienne patronne d'Alain Fournier est directement visée par les plaintes de harcèlement psychologique et de congédiement abusif déposées par ce dernier à la CRT.

Le sujet qui a dominé la journée d'audience de vendredi, c'est toutefois la nomination au poste de VRAF de Johanne Giguère.

La procureure d'Alain Fournier, Me Caroline Gagnon, a tenté d'ébranler la crédibilité de la vice-rectrice en mettant en lumière le fait que Mme Giguère a été nommée à l'UQTR au terme d'un quatrième affichage de poste. Me Gagnon a voulu démontrer à la juge que les exigences du poste ont été changées au troisième ou au quatrième affichage (les procureurs ne semblaient pas d'accord à ce sujet) et qu'une seule personne, Mme Giguère, pouvait combler toutes les exigences élaborées par le comité de sélection.

Mme Giguère avait aussi fait partie du comité de sélection des trois premiers affichages. Elle était alors membre du conseil d'administration de l'UQTR. Elle s'est retirée pour le quatrième affichage.

La juge Lyne Thériault a stoppé net l'élan de la procureur après avoir suivi sa démonstration pendant environ une heure. La juge a rappelé une fois de plus qu'elle n'était pas là pour faire le procès de l'UQTR et a demandé en quoi une telle information pouvait avoir une quelconque influence sur les fautes reprochées par l'UQTR à M. Fournier.

La juge a déclaré que si, à la lumière de l'ensemble du dossier, elle en venait à décider que l'UQTR a bâclé le congédiement de M. Fournier, elle le dira sans gêne dans son jugement.

Rappelons que la juge avait aussi refusé que lui soit déposé le rapport de la Vérificatrice du Québec de mai dernier qui contient de sévères reproches à l'endroit de l'administration de l'établissement. Ce rapport, rappelons-le, indiquait que l'administration avait eu recours à du fractionnement de contrats dans le dossier du campus de Drummondville, une pratique illégale.

Pour sa part, Mme Giguère a eu l'occasion de raconter qu'elle avait fait un choix déchirant en acceptant de postuler pour le VRAF de l'UQTR. Elle a été approchée alors qu'elle travaillait au Centre jeunesse Mauricie-Bois-Francs. Selon elle, son parcours la destinait plutôt à la direction du Centre jeunesse. «J'étais identifiée comme relève du directeur général», dit-elle, alors que ce dernier s'apprêtait à prendre sa retraite.

Mme Giguère a aussi indiqué qu'après le troisième affichage du poste, un chasseur de tête avait trouvé la perle rare pour occuper le vice-rectorat et que le conseil d'administration était unanime concernant cette candidature, mais la personne en question s'est désistée à la dernière minute, dit-elle.

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