Nouvelle clinique communautaire gratuite

De gauche à droite: Marco Bélanger, directeur de... (UQTR)

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De gauche à droite: Marco Bélanger, directeur de l'OMHTR, Robert W. Mantha, vice-recteur recherche et développement et vice-recteur suppléant aux études et à la formation, François Trudeau, professeur au département des sciences de l'activité physique et Marie-Christine Torchon, professeure et directrice de la Clinique podiatrique de l'UQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières a inauguré, mardi, une toute nouvelle clinique communautaire extérieure au campus où seront dispensés gratuitement des soins de podiatrie et de kinésiologie. Cette clinique est destinée plus particulièrement aux résidents de l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières et à ses locataires de 65 ans et plus.

Pour la clinique de podiatrie de l'UQTR, il s'agit d'une implication sociale de plus. Après l'ouverture de sa clinique communautaire à l'Accueil Bonneau de Montréal puis à la Maison de Lauberivière, à Québec, la voici qui s'associe maintenant à l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières pour soigner diverses maladies de pieds des locataires âgés.

Les stagiaires en podiatrie de l'UQTR pourront y offrir des orthèses, des évaluations biomécaniques «et toutes les choses que nous faisons à la clinique, même de petites chirurgies mineures», dont le soin des ongles incarnés, explique la directrice de la clinique, Marie-Christine Torchon.

François Trudeau, professeur au département des sciences de l'activité physique, indique que les services de kinésiologie qui sont offerts dans la nouvelle clinique de l'UQTR à l'OMHTR répondent aux «besoins d'activité physique de nos personnes âgées. Ça doit faire partie d'une stratégie nationale et internationale pour préserver l'autonomie. S'il n'y a pas de stratégie d'activité physique pour aider les personnes âgées à être mobiles, indépendantes et autonomes, on va continuer à répéter les mêmes erreurs. On va avoir des personnes âgées qui vont être médicalisées alors qu'elles pourraient être autonomes», plaide-t-il.

Les deux services, podiatrie et kinésiologie, sont offerts au cinquième étage de l'édifice de l'OMHTR du 3825 rue Jacques-De-Labadie depuis le 22 septembre.

Le vice-recteur Robert W. Mantha rappelle que «nous avons des cliniques sur le campus, mais force est de constater qu'il y a un mur psychologique, des fois, entre le campus et le reste de la population et ça, c'est une façon de percer le mur», dit-il.

Pour l'UQTR, ce genre d'innovation est gagnante pour tous. «L'environnement de la clinique communautaire offre aux étudiants stagiaires en kinésiologie et en podiatrie des possibilités d'apprentissage uniques auxquelles ils ont plus difficilement accès sur le campus», fait-il valoir.

«Ça peut être le début de quelque chose qui pourrait devenir plus gros. On pourrait penser éventuellement à étendre la gamme de personnes desservies en intégrant d'autres programmes cliniques», laisse-t-il entrevoir.

Le directeur général de l'OMH, Marco Bélanger, raconte que «depuis plusieurs années, le milieu de la santé a demandé aux Offices municipaux d'habitation de travailler à favoriser le maintien des personnes âgées le plus longtemps possible en HLM.

«Les gens de la santé nous ont épaulés pour relever ce défi-là. On a plusieurs partenariats avec des organismes qu'on loge dans nos HLM pour donner des services à nos locataires», dit-il.

Des partenariats sporadiques ont déjà eu lieu avec l'UQTR dans le passé, rappelle-t-il, notamment dans le domaine de la recherche. «Mais aujourd'hui, je suis particulièrement fière du partenariat qu'on vient d'établir», dit-il.

Mariette Allaire, résidente d'un logement de l'OMHTR voisin, se dit fort heureuse de pouvoir bénéficier du service gratuit de podiatrie. Habituellement, elle doit payer pour les services d'une technicienne en soins de pieds.

«Ça m'apporte beaucoup. J'ai besoin de ça pour fonctionner», explique-t-elle. En ayant recours à la nouvelle clinique, le service est gratuit. Déjà, constate-t-elle, la liste d'attente est longue. Elle peut déjà occuper les stagiaires jusqu'en 2016, indique l'UQTR.

Comme quoi la nouvelle clinique communautaire répond à un réel besoin.

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