Demandes de concessions de l'UQTR: l'Intersyndicale veut les chiffres

Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR,... (Sylvain Mayer)

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Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Biskri.

Sylvain Mayer

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Intersyndicale des personnels n'entend faire aucune concession ni aucun sacrifice pour permettre à l'Université du Québec à Trois-Rivières d'éviter un déficit de 10 millions $ avant d'avoir d'abord consulté tous les chiffres. Ce n'est qu'après l'examen minutieux des états financiers de l'institution que les syndicats demanderont à leurs membres de se prononcer sur les concessions proposées par l'Université.

Voilà, en l'essence, la teneur des discussions qui se sont tenues lors d'une rencontre de l'Intersyndicale, lundi, à la suite du dépôt, par le conseil d'administration de l'UQTR, d'un document contenant une série d'actions proposées pour éviter le déficit anticipé.

«Les demandes de concessions devront nécessairement toucher aux conventions collectives et pour ce faire, il faut que les exécutifs en parlent d'abord à leur assemblée générale», indique le porte-parole désigné de l'Intersyndicale et président du Syndicat des professeurs et professeures de l'UQTR, Ismaïl Biskri.

«Il y a un point sur lequel on s'est entendu, c'est qu'on demande aux gestionnaires de faire un effort similaire aux attentes qu'ils ont vis-à-vis de nous», indique M. Biskri.

Lundi, le directeur des communications de l'Université, Bertrand Barré, indiquait que la haute direction a accepté une diminution de ses émoluments de 4 %, le 2 novembre dernier. «On n'a rien vu officiellement de cela», signale M. Biskri. «Il faudrait que ce soit officiel, d'une part et d'autre part, je pense que ce n'est pas suffisant», estime-t-il.

«On veut être sûr que les chiffres qui nous sont soumis sont crédibles et sont suffisants. N'y aurait-il pas d'autres économies possibles à faire?», se questionnent M. Biskri.

L'Intersyndicale veut s'assurer, dit-il, que des projets comme l'équipe de football universitaire «ne passeront pas.»

«On veut savoir quels sont les investissements, quelles sont les dépenses. Tous ces aspects-là, on en parle, on veut voir les chiffres d'abord et après, on pourra discuter et éventuellement voir avec nos assemblées générales», résume-t-il.

Interrogé à savoir si ces exigences de l'Intersyndicale sont un signe de non confiance envers la direction de l'Université, M. Biskri répond que «même si la confiance était à 100 %, le rôle des syndicats, c'est d'être vigilants», fait-il valoir.

Ce n'est pas qu'une question de convention collective, précise-t-il. «On veut s'assurer aussi que l'UQTR reste ce patrimoine qui ne sera pas perdu ou qui ne sera pas dégradé. C'est quand même un patrimoine très important pour la région et pour le Québec. Quelles vont être les conséquences sur l'attraction et la rétention des meilleurs professeurs, des meilleurs chargés de cours, des meilleurs professionnels? Et sur la meilleure formation aussi?», se questionne le porte-parole de l'Intersyndicale.

L'Intersyndicale se demande si certaines des suggestions qui figurent dans le document de travail déposé par le conseil d'administration sont réalistes. «Rajouter un cours, si l'on ne parle que des professeurs, c'est au minimum 10 à 12 heures de travail supplémentaire», illustre M. Biskri.

Cela aurait des impacts sur la recherche et le service à la collectivité, plaide-t-il.

L'Intersyndicale pourrait arriver avec des contre-propositions, dit-il, «mais notre condition préalable, c'est d'avoir l'ensemble des documents et des chiffres sur la réalité budgétaire de l'UQTR», dit-il.

Le directeur des communications de l'UQTR a indiqué au Nouvelliste que les documents requis par les syndicats «devraient arriver cette semaine» et que l'UQTR les partagerait «en toute transparence.»

«Peu importe si on a confiance dans ces chiffres-là ou si on n'a pas confiance dans ces chiffres-là, on se doit d'en être sûrs», ajoute Ismaïl Biskri.

Les syndicats ont donc l'intention de vérifier les données qu'ils recevront afin de s'assurer «qu'ils reflètent la réalité». dit-il. «On a des compétences chez les professeurs. On a un département de comptabilité. On a un trésorier au niveau de l'exécutif. On a les moyens de s'assurer de la véracité de ces chiffres-là», dit-il.

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