Daniel McMahon: «J'ai l'UQTR tatouée sur le coeur»

Daniel McMahon, seul candidat au rectorat de l'UQTR,... (Stéphane Lessard)

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Daniel McMahon, seul candidat au rectorat de l'UQTR, a rencontré les membres de la communauté universitaire en matinée mardi.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Seul candidat au poste de recteur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Daniel McMahon, s'est adressé à la communauté universitaire, mardi matin, afin de lui offrir ses compétences.

M. McMahon a fait savoir qu'il avait besoin d'un «vote clair» de la part des personnels de l'Université afin que sa candidature soit entérinée par l'Assemblée des Gouverneurs. Si l'UQTR n'appuie pas sa candidature, le président et chef de la direction de l'Ordre des comptables professionnels du Québec a déjà un emploi qui l'attend à Toronto dans l'organisation des Comptables professionnels agréés du Canada. «Mais j'ai l'UQTR tatouée sur le coeur. Je demeure un régional dans l'âme», explique-t-il et c'est l'Université qu'il choisira si la communauté l'accepte.

Daniel McMahon s'est présenté, mardi, comme «un farouche partisan de la transparence», du travail d'équipe et de la saine gouvernance. Il a insisté sur le fait qu'il croit fermement en la liberté d'expression, surtout pour un milieu universitaire. S'il est nommé recteur, dit-il, il entend à ce que les instances décisionnelles aient toutes les informations en main pour prendre des décisions éclairées.»

Le candidat a d'ailleurs fait preuve de transparence durant la rencontre de mardi lorsqu'un intervenant lui a demandé son opinion sur le projet de football universitaire.

«Pour moi, le sport est fondamental», a-t-il répondu. «Maintenant, si la question est: est-ce que ça prend du football à l'UQTR, ça c'est une autre histoire. Je n'ai pas vu le business case, si vous me permettez l'anglicisme, mais on a besoin d'avoir de mosus de bons arguments pour me convaincre parce que je pense qu'on a un autre défi avant d'adresser ça. Par contre, si l'on sert un club de football totalement autofinancé, tu peux être sûr que je vais embarquer à pieds joints parce que c'est un outil de promotion qui est intéressant pour l'Université», estime-t-il.

L'UQTR, on le sait, fait face à des compressions sans précédent de la part du gouvernement et fera un déficit de 10 millions $ dans ses prochains états financiers et de 10 millions $ aussi dans les états financiers de l'année suivante.

Interrogé par l'assistance à savoir s'il a un plan pour faire face à cette situation, Daniel McMahon a indiqué qu'il n'en a pas présentement. «Je n'ai pas de planche à billets. En 2000, on avait une situation qui était aussi très difficile. Il y avait une faille dans le modèle de financement. Je l'ai trouvée. On l'a vendue. Les grosses universités étaient furieuses après moi parce qu'on leur a volé de l'argent. Pardon, on nous a redonné notre argent. S'il y a des failles, on va entrer dedans», promet-il.

Daniel McMahon veut faire en sorte que la connexion se fasse mieux entre l'UQTR et la région. «Il faut leur amener des choses», dit-il, en précisant qu'il compte sur toute la communauté universitaire pour le faire. «Comment peut-on contribuer pour faire mieux avec la Ville? Prenons un exemple bien simple: où est l'Université dans le dossier du port de Trois-Rivières actuellement? C'est un enjeu fondamental pour la Ville de Trois-Rivières», illustre-t-il.

Daniel McMahon indique qu'il veut relever le défi de prendre la barre de l'UQTR, «mais à une condition, qu'on relève le défi ensemble», dit-il.

Est-ce que l'Université doit être gérée comme une compagnie ou est-ce qu'on devrait parfois ignorer le côté strictement administratif pour des raisons visionnaires?, lui a demandé un professeur.

«L'actif le plus important dans le bilan d'une organisation, il n'apparaît pas encore dans les colonnes de chiffres. L'actif le plus important, c'est l'être humain», répond le candidat. «L'innovation coûte des sous. Ce n'est pas une dépense, c'est un investissement. On doit avoir de l'argent pour prendre des chances, prendre des risques. Une université qui ne prend aucun risque avec l'innovation ne devrait pas exister», dit-il.

«Je veux redonner à tous les employés de notre université la fierté de faire partie d'une grande université. Je veux que les projecteurs soient braqués sur les réalisations de l'ensemble des personnels», dit-il, en précisant que la direction doit être «un partenaire, un allié indéfectible.»

La communauté prendra part à un vote jusqu'au 27 novembre. C'est toutefois l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec qui aura le dernier mot. Si la candidature de M. McMahon est retenue, elle sera entérinée par le Conseil des ministres et son entrée en fonction se ferait à la fin de janvier.

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