L'UQTR se prononce contre l'abolition de l'UQ

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'abolition du siège social de l'Université du Québec engendrerait des coûts importants pour chaque établissement du réseau et affaiblirait la capacité du réseau universitaire québécois à favoriser l'accessibilité à la formation, à promouvoir l'avancement de la recherche et à soutenir le développement régional, a indiqué vendredi l'Université du Québec à Trois-Rivières via un communiqué.

L'UQTR réagissait ainsi à des informations divulguées par La Presse voulant que le gouvernement du Québec songe à réduire les pouvoirs et même à abolir le siège social de l'Université du Québec.

Les universités membres du réseau, incluant l'UQTR, de même que le siège social lui même ont vivement réagi à cette nouvelle, vendredi.

Le recteur par intérim de l'UQTR, André G. Roy, qui est aussi secrétaire général de l'UQ, estime que «les services dispensés par le siège social sont essentiels. Ils permettent de bénéficier au quotidien d'une vaste expertise dans plusieurs secteurs. La mise en commun de ces services partagés à l'ensemble des établissements du réseau engendre d'importantes économies d'échelle, qu'il s'agisse de recherche institutionnelle, de services de bibliothèque, des systèmes informatiques, des télécommunications, des assurances collectives ou de la gestion des régimes de retraite», dit-il.

Selon le vice-recteur Robert W. Mantha, le siège social de l'UQ «est un avantage déterminant» en regard du rôle des universités en matière de développement économique régional.

Le printemps dernier, la vérificatrice générale du Québec indiquait, dans un rapport accablant sur la gestion de l'UQTR, que «les acteurs du réseau ont manifesté leur volonté de revoir en profondeur le rôle de l'UQ. Ainsi, en septembre 2009, celle-ci a transmis au gouvernement du Québec une proposition visant à apporter d'importantes modifications à sa loi constitutive, lesquelles lui auraient fait perdre toute autorité hiérarchique», indique la VGQ.

La VGQ rappelle qu'en 2013, les auteurs du rapport du chantier sur une loi-cadre des universités a souligné le besoin d'une réforme législative. «Les auteurs de ce rapport ont trouvé troublant le fait qu'aucune des multiples lois touchant les universités ne précise la mission qui leur est confiée», écrit la VGQ. «De plus, ils ont recommandé de réviser la loi constitutive de l'UQ afin qu'elle reflète le fait que cette dernière n'a pas de réelle fonction hiérarchique.»

Les problèmes soulevés étaient alors l'absence d'une mission claire, le manque d'indépendance des conseils d'administration et le rôle hiérarchique de l'UQ.

La VGQ avait recommandé notamment à l'UQ de «s'assurer que l'assemblée des gouverneurs obtienne en temps opportun toute l'information jugée nécessaire à l'exercice de ses activités de surveillance, notamment à l'égard de l'autorisation des projets immobiliers et de l'adoption des budgets et des états financiers consolidés des constituantes.»

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