Hommes victimes de violence recherchés

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le département de psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières est à la recherche de volontaires désireux de prendre part à une étude. Les personnes recherchées sont des hommes victimes de violence conjugale.

On croirait que les victimes de violence, dans les couples, sont toujours les femmes, or les hommes sont eux aussi agressés par leur conjointe, et ce, à divers degrés de gravité.

En 2013, au Québec, parmi les infractions en contexte conjugal, les victimes de violence étaient des femmes à 79 % et des hommes à 21 %.

Bintou Miranda Sonokho, étudiante en psychologie à l'UQTR a choisi ce sujet pour sa thèse de doctorat. C'est un sujet très peu documenté, dit-elle. «Je voudrais mieux comprendre le fonctionnement et les conséquences de la violence conjugale faite aux hommes et le vécu des hommes qui vivent cette violence», résume la doctorante.

Cette dernière estime qu'en comprenant mieux cette violence, les intervenants pourraient être mieux formés et il pourrait donc y «avoir un meilleur accueil pour les hommes», dit-elle.

Il semble que la violence faite aux hommes par des femmes se traduise principalement par des voies de faits de niveau 2 (sur une échelle de gravité comportant 3 niveaux), c'est-à-dire commises avec une arme ou causant des lésions corporelles, explique Mme Sonokho.

Cette violence de certaines femmes envers les hommes pourrait être une défense contre la violence qu'elles subissent elles-mêmes, «mais il y a également des femmes qui sont violentes», fait-elle valoir.

Une partie de la recherche sera réalisée par le biais d'un questionnaire en ligne auquel les hommes volontaires pourront répondre tout à fait anonymement. Pour participer, il faut écrire à recherche.vch@gmail.com. «Il y aura une deuxième partie où j'aurai besoin de moins de participants. Ce seront des entretiens plus en profondeur pour discuter de l'histoire de vie, des déclencheurs de la violence, de l'impact sur eux», dit-elle.

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