La communauté universitaire aura peu à dire sur le choix du prochain recteur

Ismaïl Biskri, président du SPPUQTR.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Ismaïl Biskri, président du SPPUQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La communauté universitaire sera consultée lors du choix de la personne qui assumera le rectorat de l'UQTR, mais son opinion ne sera pas forcément retenue.

C'est ce que fait valoir le président du Syndicat des profes-seur(e)s, Ismaïl Biskri, dans la nouvelle publication du journal interne des professeurs, Le Point d'ancre, parue lundi.

Le professeur Biskri veut simplement susciter une réflexion à ce sujet, pour le moment et demande à ses membres s'il ne serait pas «temps pour l'UQTR de revendiquer le statut d'université associée et ainsi choisir son recteur, émettre ses diplômes et signer librement des ententes avec les établissements d'enseignement et de recherche», écrit-il. C'est le cas actuellement de l'UQAM, dit-il. «Cela ne serait pas nécessairement l'assurance de meilleurs choix... mais au moins ces choix seraient les nôtres», fait-il valoir.

On peut se rappeler que lors du renouvellement de mandat de Ghislain Bourque au rectorat, en 2009, les professeurs étaient en majorité défavorables, mais le comité de sélection avait fait fi de cette position. «Normalement, ceux qui devraient donner l'orientation, en termes de recherche, d'enseignement, etc. à l'UQTR, ce sont ses professeurs avant tout. Et il serait tout à fait normal que le premier représentant de l'Université, donc le recteur, soit choisi par les membres de la communauté», analyse le président.

Même s'il y aura une consultation auprès de la communauté universitaire, «normalement, ça pèse lourd, mais il n'y a aucune obligation que ce soit pris en considération», explique-t-il. «Si la communauté professorale dit non à une candidature, ce n'est pas garanti qu'une candidature soit rejetée. Ce que nous souhaitons, c'est qu'après réflexion, on élise ou l'on choisisse notre recteur ou notre rectrice», dit-il.

Les six personnes qui choisiront le ou la futur(e) recteur ou rectrice, sont la présidente de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp, la présidente d'Essence conseil stratégie inc., Annie Tremblay, le directeur de l'École de technologie supérieure, Pierre R. Dumouchel, la présidente du conseil d'administration de l'UQTR, Francine Ruest-Jutras, une membre du conseil d'administration de l'UQTR, Éliane Moreau, ainsi que le secrétaire général de l'UQ qui est présentement aussi recteur intérimaire de l'UQTR, André G. Roy.

Même si trois des six personnes en question sont de l'UQTR, «ils ne représentent pas le Syndicat. Ils ne représentent pas les professeurs. Ils représentent le conseil d'administration ou le siège social, mais on souhaite que nos membres soient consultés», fait valoir M. Biskri.

Rappelons que l'appel en cours de candidatures au rectorat se terminera le 28 septembre.

La démarche pour l'embauche du prochain chef d'établissement de l'UQTR est en général assez longue. Le Syndicat évalue qu'il faudra attendre au début de 2016 pour voir arriver en poste la nouvelle tête dirigeante.

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