UQTR: plus de 50 000 abeilles sur le toit

L'apiculteur Raphaël Fort exploite deux ruches sur le... (François Gervais)

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L'apiculteur Raphaël Fort exploite deux ruches sur le toit du pavillon de la Santé de l'UQTR.

François Gervais

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet de ruches urbaines prend de l'expansion à Trois-Rivières avec l'ajout de nouvelles installations sur le toit du pavillon de la Santé de l'UQTR.

Depuis environ trois semaines, pas moins de 50 000 abeilles produisent du miel, à cet endroit, pour la récolte de l'automne.

L'instigateur du projet, Raphaël Fort, espère extraire 80 kilogrammes de miel lors de sa première année de production et possiblement 130 kilogrammes, en 2016. La substance sucrée produite par les abeilles sera ensuite vendue au marché de Noël de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Avec cette initiative, l'entreprise Miels des 3 Rivières, aimerait sensibiliser la communauté étudiante et les membres du personnel à l'importance des abeilles et à leur apport au processus de pollinisation des plantes.

Le jeune homme n'en est pas à sa première expérience en apiculture urbaine puisqu'il dispose déjà d'installations sur les toits des édifices Ameau, FAB 3R, et sur le site du Séminaire Saint-Joseph. Il est aussi propriétaire de 70 autres ruches en Mauricie, dont quelques-unes à Saint-Louis-de-France, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan et à Yamachiche. 

«Les zones urbaines offrent une grande variété de fleurs, il y en a près de 25. Les espaces sont diversifiés, cela aide à la production. D'ailleurs, je fais davantage de miel, en proportion, dans les ruches en ville que celles qui sont en campagne», lance Raphaël Fort. De plus, l'absence de pesticides à proximité de ses ruches serait un élément majeur pour la santé des abeilles puisque le taux de mortalité de l'an dernier est d'environ 10 %, alors que certains apiculteurs affirment avoir perdu près de la moitié de leurs colonies. Toutefois, le jeune homme refuse de faire un lien entre ses statistiques personnelles et celles des autres.

«Aucune étude sérieuse ne prouve que la mortalité des abeilles est moindre en ville qu'en campagne, alors je reste prudent.» En ce qui concerne la production de miel printanier, les conditions météorologiques ont été défavorables, mais les températures actuelles seraient encourageantes pour l'automne.

Quant aux craintes de certaines personnes de se faire piquer par les abeilles, elles ne sont pas fondées selon l'apiculteur. «Les dangers sont les mêmes qu'en campagne, il ne faut pas que les gens passent devant la ruche, c'est pour ça qu'on s'est installé en hauteur. On est à une bonne distance des gens, il y a très peu de risques», affirme l'apiculteur tout en précisant que les abeilles domestiques s'intéressent aux fleurs davantage qu'aux humains. Jusqu'à présent aucun incident impliquant la communauté étudiante et les abeilles n'a été rapporté.

D'ici la fin de l'été, il pourrait y avoir jusqu'à 120 000 abeilles réparties dans les deux ruches. Le projet de miel urbain a commencé en juillet 2011 et déjà, Raphaël Fort voulait conclure un partenariat entre l'UQTR et son entreprise. «Je voulais implanter mes premières ruches sur le campus, mais les discussions ont pris plus de temps que prévu», précise l'apiculteur. Les abeilles seront présentes à longueur d'années sur le toit de l'UQTR.

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