Le recteur intérimaire de l'UQTR est «ici pour paver la voie»

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le recteur intérimaire de l'Université du Québec à Trois-Rivières, André G. Roy, a été accueilli par des applaudissements nourris et sincères, jeudi matin, par la communauté universitaire. Il a par la suite rencontré les médias régionaux.

À la communauté, il a livré «un message d'ouverture et d'optimisme. Je suis ici pour paver la voie au prochain chef d'établissement», dit-il.

«Il n'est pas question pour l'Université du Québec à Trois-Rivières que cette période de rectorat intérimaire soit un temps d'arrêt», a prévenu M. Roy qui s'attend à n'être toutefois présent que «quelques mois.»

Ce dernier perçoit son intérim comme étant un moment pour «assurer une transition la plus harmonieuse possible en attendant la nomination par le gouvernement d'un nouveau chef d'établissement.»

«Le prochain recteur sera fier d'arriver à la tête d'une université aussi dynamique», assure-t-il.

André G. Roy, qui a déjà oeuvré pendant neuf ans à l'UQTR, a assuré que le projet du campus de Drummondville n'est pas remis en question malgré le récent rapport de la vérificatrice générale du Québec.

«La construction a débuté, ça va bon train. On me dit que les échéanciers sont respectés, que le budget est respecté. Donc, le tout se poursuit selon ce qui est prévu», dit-il.

«On sait qu'au Centre-du-Québec, ils ont des besoins de formation et d'études supérieures et c'est ce qu'on va pouvoir déployer davantage avec la construction de ce campus», dit-il.

M. Roy a précisé qu'il n'a pas encore discuté avec le ministre de l'Enseignement supérieur au sujet des irrégularités administratives et contractuelles soulevées par la VGQ dans ce dossier, notamment le fractionnement des contrats. «On va devoir l'examiner plus en détail», prévoit M. Roy qui n'est entré en fonction que mardi.

«Quand j'ai été nommé à titre de recteur par intérim, j'ai demandé à ce que le processus de sélection en vue de la désignation d'un prochain chef d'établissement soit enclenché rapidement», dit-il.

Ce processus, rappelle M. Roy, est assez long puisqu'il implique notamment deux consultations auprès de la communauté universitaire.

Dès lundi, dit-il, «on va faire adopter par le conseil, notamment, les critères de sélection pour la personne qui devra assumer le rectorat à la suite de l'intérim.»

M. Roy ajoute, au sujet du rapport de la VGQ sur la gestion de l'UQTR qu'avec «la direction, avec le conseil d'administration, on va lui apporter toute l'attention requise.»

M. Roy dit avoir lu le rapport de la VGQ. «Il me reste à aller plus loin pour comprendre ce que sous-tend l'ensemble des recommandations», dit-il.

Son arrivée à la barre de l'UQTR impliquera-t-elle des changements au sein des membres de la haute direction qui, pour certains, sont aussi visés par les recommandations de la VGQ? «Ce matin, je n'ai pas de réponse à cette question-là», dit-il. «Je n'apporterai jamais de réponse à des questions lorsque je ne serai pas certain d'avoir fait le tour de la question.»

M. Roy a toutefois laissé savoir que l'état actuel du conseil d'administration représente pour lui une «préoccupation majeure» à cause du fait que plusieurs mandats sont expirés et que des postes importants sont vacants depuis longtemps.

«Déjà des contacts ont été pris avec les gens responsables pour que ces nominations s'effectuent le plus rapidement possible. Vous savez que ce n'est pas l'Université du Québec à Trois-Rivières ni l'Université du Québec qui procèdent à ces nominations. Toutefois, on espère que ça se fasse le plus rapidement possible», souhaite M. Roy. Ces nominations, rappelle-t-il, relèvent du Conseil des ministres.

On se rappellera que deux dossiers, celui de l'ancien vice-recteur aux ressources humaines, Martin Gélinas et celui du directeur des équipements, Alain Fournier, qui se plaignent d'avoir été victimes d'un congédiement abusif et disent avoir subi du harcèlement psychologique de la part, notamment, de l'ancienne rectrice, Nadia Ghazzali, sont présentement devant la Commission des relations du travail.

Ces deux dossiers pourraient éclabousser l'Université puisque certaines personnes visées par les plaintes des deux ex-cadres supérieurs sont toujours à l'emploi de l'UQTR.

Questionné à ce sujet, hier, le recteur intérimaire a répondu: «Je vous dirais, ça va suivre son cours. Maintenant, je n'ai pas examiné en détail ces dossiers», dit-il. Ce dernier confirme qu'il n'en a pas discuté non plus avec le ministre.

M. Roy a fait valoir, lors de sa rencontre avec la communauté universitaire, qu'il est en train de faire le tour des divers dossiers avec la direction en place. «Vous verrez, je vais prendre les bouchées doubles», promet-il, «mais je dois toutefois prendre du temps. Ma porte est ouverte et j'ai absolument besoin de vous tous pour poursuivre le développement de l'Université pendant cet intérim», a-t-il dit jeudi matin à la communauté universitaire.

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