Nadia Ghazzali: de rectrice à professeure à l'UQTR?

L'ex-rectrice Nadia Ghazzali pourrait devenir professeure au département... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'ex-rectrice Nadia Ghazzali pourrait devenir professeure au département de mathématiques et informatique à l'UQTR.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) La rectrice démissionnaire de l'Université du Québec à Trois-Rivières Nadia Ghazzali pourrait passer sous peu de chef d'établissement à professeure au département de mathématiques et informatique de l'Université qu'elle dirigeait.

Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR,... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Birskri.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur,... (Photo: Le Soleil) - image 1.1

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Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, François Blais.

Photo: Le Soleil

C'est qu'une lettre d'entente entre l'UQTR et le Syndicat des professeur(e)s avait été signée à ce sujet, en 2012, lorsque la rectrice était arrivée de l'Université Laval au rectorat de l'UQTR avec sa chaire de recherche, chaire qu'elle n'a plus depuis, toutefois.

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, François Blais, a dit au Nouvelliste, jeudi que «pour le moment, rien n'indique qu'elle soit nécessairement à l'emploi de l'Université du Québec demain. C'est une possibilité. Cependant, l'Université du Québec pourrait lui offrir un emploi de professeure de mathématiques», dit-il.

Le ministre dit être au courant que la lettre d'entente existe. «Elle a une valeur formelle et elle était liée à un exercice parallèle, si je comprends bien, que sa chaire de Laval puisse venir à Trois-Rivières. Maintenant, il resterait, dans la séquence, une autre action à faire qui n'a pas été faite et qui ne sera pas nécessairement faite. Ce sont les informations que j'ai. C'est-à-dire que l'Université de Trois-Rivières lui offre un poste pour elle. Donc la garantie, selon les informations que j'ai aujourd'hui, elle n'est pas du tout sûre. Ça reste à décider probablement par le conseil d'administration.»

Le ministre a réitéré, jeudi, que Mme Ghazzali «n'a pas droit à une prime ou à un montant forfaitaire.» Le ministre ne savait toutefois pas si elle conserverait son salaire de rectrice advenant qu'elle obtienne un poste de professeure. «Ça va demander un avis administratif, un avis presque juridique», a indiqué au Nouvelliste la présidente l'UQ, Sylvie Beauchamp. C'est que Mme Ghazzali n'a pas acquis la sécurité d'emploi comme rectrice», dit-elle.

Si l'ancienne rectrice devient professeure, elle devra obligatoirement faire partie du Syndicat, a confirmé jeudi le Syndicat des professeur(e)s.

Le ministre Blais assure qu'il devrait s'écouler très peu de temps avant qu'un recteur intérimaire soit nommé à l'UQTR. C'est l'Assemblée des Gouverneurs du réseau des UQ qui prendra la décision. «J'ai demandé que ce soit le plus court possible», dit-il, en ajoutant que l'intérim ne «se prolongera pas de façon exceptionnelle.»

Quant à savoir qui pourrait prendre l'intérim, le ministre ne le sait pas encore.

On sait que Mme Ghazzali avait presque complètement changé l'équipe qui était en place, à son arrivée à la haute direction. Le recteur intérimaire pourrait-il être choisi parmi ces personnes? «Vous abordez un point sensible», indique le ministre en précisant que l'Assemblée des Gouverneurs «est consciente de ces situations-là et qu'il faut trouver une personne qui va réussir à rallier le plus possible les personnes en place et les personnes qui pourraient s'ajouter éventuellement», dit-il.

Le ministre Blais n'a pas l'intention, «pour le moment», de dire à d'autres personnes de la haute direction de l'Université qu'elles n'ont plus sa confiance comme il l'a fait mercredi avec Mme Ghazzali. Ce qui est arrivé mercredi, dit-il, «est exceptionnel.»

CAMPUS DE DRUMMONDVILLE

Quant au campus de Drummondville, dont la gestion est fortement pointée du doigt dans le rapport de la VGQ, le ministre rappelle que «le Vérificateur ne dit pas si c'est un projet qui n'a aucun sens (...) mais il dit qu'il y a des risques. Il ne s'agit pas de dire qu'on met fin au projet», précise M. Blais, «mais je veux comprendre exactement ce qui est en cause par l'évaluation de risques et la partie qui m'intéresse un peu plus - elle m'a surprise, je vous le dis - c'est la question des effectifs étudiants. Finalement, c'est un peu un jeu à somme nulle, qu'il y aurait assez peu de nouveaux étudiants. Ça m'a beaucoup surpris. On va vérifier la question des risques du projet», dit-il.

Le ministre Blais a aussi indiqué qu'il était prioritaire de combler les postes vacants ou les mandats terminés au conseil d'administration. «C'est une discussion que je vais vouloir avoir avec le nouveau recteur ou la nouvelle rectrice par intérim», assure-t-il.

Le président du Syndicat, Ismaïl Birskri, indique ne pas avoir été étonné de la démission de la rectrice «parce que les éléments rapportés dans le rapport de la VGQ sont quand même des éléments importants. Il fallait nécessairement qu'il y ait une réaction par rapport au contenu. Il y avait des éléments un peu troublants», reconnaît-il.

«Depuis longtemps, le Syndicat des professeurs dénonce ces situations-là (celle qui sont soulevées dans le rapport de la VGQ) et il faut attendre tout ce temps-là pour qu'il y ait des décisions qui soient prises», déplore-t-il.

«Ça nous rappelle un peu ce qui s'est passé à l'UQAM avec l'Îlot voyageur ou le Syndicat des professeurs avait dénoncé le projet et personne n'a écouté jusqu'au jour où le scandale a éclaté», illustre-t-il.

Par ailleurs, le syndicat estime «qu'une meilleure écoute de la part de la direction aurait sans doute permis d'éviter une telle vérification, le climat malsain qui mine l'UQTR depuis des mois et surtout la démission de la rectrice».

«Le départ de Mme Ghazzali ne règle pas tout. Ce qu'il faut corriger, c'est la culture de la gestion à huis clos et des décisions prises en catimini», soutient aussi le syndicat dans un communiqué publié en fin de journée.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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