Enquête de l'UPAC à l'UQTR: la rectrice nuance ses propos

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières affirmait, mardi, lors d'un point de presse, que des faussetés étaient véhiculées par les médias au sujet de la situation à l'UQTR, notamment l'information voulant qu'il y ait une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) à l'Université.

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Yves Tousignant

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Or, la responsable des communications à l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, assure que peu importe l'organisme, l'instance ou la personne, «on ne confirme pas ou on n'infirme pas les enquêtes en cours». Cette dernière précise que l'UPAC ne confirme rien, non plus, aux gens des milieux politiques.

«Alors, il n'est pas vraiment possible de savoir qui est sous enquête», affirme Mme Laurence. «Ce n'est pas le genre d'information qu'on partage parce que ça ne nous aide pas», fait-elle valoir. «Si l'on commence à dire qui est enquêté, la preuve risque de disparaître», fait-elle valoir.

Or la rectrice déclarait, mardi: «Je vous fais le scoop, là. L'UPAC ne fait aucune enquête sur nous. On a eu la confirmation... Ils ne font pas d'enquête et je pense qu'il faut arrêter d'en parler», a-t-elle affirmé haut et fort.

Mercredi, le président du conseil d'administration de l'UQTR, Yves Tousignant, a reconnu que cette déclaration provient en fait d'une simple déduction.

Ça fait presque un an que l'UPAC a fait des demandes de documents et rencontré le président et la vice-rectrice Johanne Giguère, d'où l'idée que l'UPAC était passée à un autre appel. «C'est ce qu'on a déduit», a reconnu mercredi la rectrice Ghazzali dans une entrevue accordée au Nouvelliste.

«Ils (l'UPAC) ont demandé un certain nombre de documents. On a tout envoyé. Ils nous ont confirmé que les documents sont complets. On n'a eu aucune autre nouvelle», dit-elle. «Pour nous, c'est fini. Ceci étant dit, si demain l'UPAC m'appelle et me demande autre chose, c'est sûr qu'on va continuer à collaborer», assure la rectrice.

Mme Ghazzali était donc moins affirmative, mercrei. «Je ne dis pas que l'UPAC a fermé le dossier. J'ai dit qu'ils ne sont plus chez nous», croit-elle.

«Il faut décoder, parce qu'ils (l'UPAC) ne disent rien», plaide Yves Tousignant. «On décode qu'ils n'ont rien trouvé. C'est une déduction. Quand tu n'as pas de nouvelles, c'est une bonne nouvelle», plaide-t-il.

La porte-parole de l'UPAC précise toutefois qu'une enquête peut durer «plusieurs mois, parfois même des années».

Mme Laurence ajoute que l'UPAC n'appelle personne, à la suite d'une vérification ou d'une enquête, pour dire qu'elle n'a rien trouvé.

Les vérifications et enquêtes ne sont «jamais vraiment fermées. On peut toujours recevoir un autre élément d'information qui va nous permettre de consolider quelque chose. De la preuve, il faut que ce soit vraiment hors de tout doute», fait-elle valoir. «Des fois, ça va demander des compléments», explique-t-elle.

Le président du CA de l'UQTR ne cache pas que le conseil d'administration a hâte, d'autre part, de prendre connaissance du rapport de la Vérificatrice générale du Québec. Yves Tousignant dit savoir que le rapport de la VGQ porte «sur l'adjudication des contrats et les mandats aux services professionnels», dit-il. «On sait qu'il y a le dossier du campus de Drummondville», mais on ne connaît absolument rien de précis», ajoute-t-il.

«C'est pour ça que le conseil d'administration a tellement hâte de voir ce fameux rapport et de voir noir sur blanc de quelle manière c'est rédigé et si les blâmes sont sévères ou pas», dit-il.

Si les résultats devaient soulever des blâmes, «on aura une rencontre avec la présidente de l'Université du Québec, Mme Beauchamp, parce que ce n'est pas seulement l'UQTR qui est concernée, c'est tout le réseau de l'UQ», dit-il. «Quand le Vérificateur général débarque à l'UQTR il débarque aussi au siège social de l'UQ. C'est certain qu'il y a eu des rencontres du VGQ avec le siège social de l'Université du Québec» indique M. Tousignant.

Selon des informations obtenues par Le Nouvelliste, la semaine dernière, de sources très bien informées, la présidente du siège social de l'UQ a rencontré la rectrice, Nadia Ghazzali, jeudi dernier, pour lui faire part qu'elle n'avait plus confiance en elle. La rectrice, rappelons-le, a nié cette information mardi. Cette rencontre coïncide d'ailleurs avec le dépôt du rapport préliminaire de la VGQ à la haute direction de l'Université et au siège social.

Selon Yves Tousignant, c'est au Conseil des ministres et non au conseil d'administration de l'UQTR, de prendre des décisions sur l'avenir de la rectrice. D'ailleurs, le conseil d'administration de l'UQTR a toujours quorum, mais on peut dire qu'il s'essouffle de façon importante puisque 12 des 16 postes qu'il contient sont soit vacants, soit à remplacer.

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