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Enquête du Vérificateur général à l'UQTR: la haute direction saisie du rapport préliminaire

Le conseil d'administration de l'Université du Québec à... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières rencontrera la rectrice la semaine prochaine.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La haute direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières a été saisie du rapport préliminaire du Vérificateur général du Québec produit à la suite d'une enquête amorcée, l'été dernier, sur l'administration de l'établissement. Le conseil d'administration, lui, n'a pas encore obtenu le document en question, indique Yves Tousignant. «On n'est pas dans le secret des dieux», dit-il. «On attend d'avoir le rapport final.»

«Le travail du VGQ s'est surtout fait avec les hauts dirigeants et les cadres supérieurs», plaide-t-il.

Le conseil d'administration obtiendra «une copie quelques jours avant le dévoilement public», dit-il.

Parmi les éléments qui pourraient avoir attiré l'attention du VGQ, il y a notamment le dossier du campus de l'UQTR à Drummondville. Rappelons qu'à l'occasion de son témoignage devant la Commission des relations du travail, l'ancien directeur des équipements, Alain Fournier, avait indiqué que le choix de la firme Maninge Groupe-Conseil lui a été imposé par la haute direction pour la réalisation du campus drummondvillois alors que cette firme n'avait pas été qualifiée par le conseil d'administration, un geste, a-t-il expliqué, qui allait à l'encontre des règles de gouvernance. M. Fournier avait raconté avoir prévenu la vice-rectrice à l'administration et aux

finances, Johanne Giguère, que cette façon de faire risquait de coûter 2 millions $ de plus à l'UQTR.

Le dossier de l'acquisition de l'édifice du CIPP par l'UQTR pourrait aussi avoir été scruté à la loupe par le VGQ. L'UQTR n'a toujours pas payé ses taxes municipales à la Ville de Trois-Rivières dans ce dossier et n'a payé que partiellement ses taxes scolaires. Les taxes municipales dues à Trois-Rivières étaient, au départ, de 1,3 million $ et ont récemment dépassé les 2 millions $ à cause des intérêts cumulés.

L'administration de l'UQTR s'est fait aussi taper sur les doigts par le Syndicat des professeur(e) s, en février dernier, pour avoir pigé dans les fonds départementaux de recherche en fiducie alors que ces sommes sont protégées par la convention collective. L'administration avait expliqué qu'il s'agissait d'un emprunt temporaire pour atteindre son équilibre budgétaire.

Le Syndicat a d'ailleurs récemment qualifié la situation financière de l'UQTR de «catastrophique». Elle a fait savoir à l'administration de l'Université de ne pas tenir de «rencontres improvisées», «faire des pressions indues sur les instances» ou faire adopter des solutions sous pression» pour tenter de traverser la période de compressions budgétaires.

La direction a récemment avisé qu'elle devra toucher à la masse salariale pour faire face aux compressions budgétaires imposées par Québec.

Rappelons que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a aussi enquêté à l'UQTR.

Deux rencontres prévues la semaine prochaine

Le conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières tiendra deux séances extraordinaires, la semaine prochaine, une pour rencontrer la rectrice, Nadia Ghazzali et l'autre pour rencontrer la présidente du réseau de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp, afin d'obtenir séparément leur version des faits en cours.

«On veut savoir quelles sont les intentions du siège social de l'Université du Québec», ajoute le président du conseil d'administration de l'UQTR, Yves Tousignant. «Mais c'est sûr qu'on veut auparavant avoir la version de Mme Ghazzali», dit-il.

«C'est Mme Beauchamp qui a convoqué la rectrice de l'UQTR à Québec, hier avant midi (jeudi)», indique-t-il.

Rappelons que selon des informations obtenues en exclusivité par Le Nouvelliste, jeudi, Mme Beauchamp aurait fait part à Mme Ghazzali que l'Université du Québec ne lui fait plus confiance.

Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, raconte avoir été saisi à de nombreuses reprises de la situation à l'UQTR «par des citoyens et par du personnel de l'UQTR et aussi par les intervenants socioéconomiques du milieu», dit-il.

«Tout le monde est préoccupé par ce qui se passe parce que l'Université est un levier extraordinaire au sein du développement économique, pour l'attraction et la rétention de la main-d'oeuvre et la formation de la main-d'oeuvre», dit-il. «On sait que pour attirer des entreprises, plus on a une main-d'oeuvre qualifiée, mieux c'est. À ce niveau-là, ce matin (hier) ce que je remarque, c'est que nos démarches ont porté fruit et qu'il y a des actions qui sont entreprises», dit-il.

Le député Plante rappelle aussi que le ministre de l'Éducation, François Blais, a toujours dit qu'à la suite du dépôt du Vérificateur général, «s'il y a des actions à entreprendre, il va les faire pour le bien de notre université et de notre région», assure-t-il.

«Avec tout ce qu'on a vu dans les médias et par les gens qui nous ont interpellés, il y a une situation préoccupante, très préoccupante, à l'Université présentement», indique le député de Maskinongé.

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