Nadia Ghazzali a été rencontrée par la présidente du réseau de l'UQ

La rectrice de l'UQTR Nadia Ghazzali.... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

La rectrice de l'UQTR Nadia Ghazzali.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali a eu une rencontre, jeudi matin, avec la présidente du réseau de l'Université du Québec (UQ). Selon une source très bien informée, le réseau de l'UQ ne ferait plus confiance à la rectrice.

Selon l'attachée de presse du ministre de l'Éducation, Julie White, «l'UQ a informé le cabinet qu'une rencontre s'était tenue entre l'UQ et la rectrice de l'UQTR. Ils ont informé qu'il y aurait des démarches qui suivraient cette rencontre-là», dit-elle.

«C'est un processus mené par l'UQ», précise Mme White.

«Il y aura des étapes ultérieures à cette rencontre-là», dit-elle «et on laisse commenter l'UQ».

C'est l'UQ, en effet, qui est la «patronne» des recteurs de son réseau.

Quand on lui demande si le ministère a aussi des démarches prévues envers la rectrice de l'UQTR, Mme White répond: «On va commencer par voir ce que l'UQ va faire. C'est la première étape.»

Le ministère n'était pas présent au moment de la rencontre, précise-t-elle.

La responsable des communications du réseau de l'Université du Québec a indiqué au Nouvelliste, jeudi, que le contenu de la rencontre ne serait pas dévoilé.

D'autre part, l'attachée de presse du ministre de l'Éducation ne savait toujours pas quand le Vérificateur général du Québec allait sortir son rapport tant attendu sur l'UQTR.

Rappelons qu'à pareille date, il y a exactement deux ans, la rectrice Ghazalli était sévèrement blâmée à la suite d'un rapport commandé par son conseil d'administration sur le climat organisationnel qui sévissait depuis son entrée en poste.

Mme Gazzali avait alors frôlé la destitution, mais son conseil d'administration avait décidé de la maintenir en poste tout en lui adjoignant une personne ressource pour la gestion de l'Université, sur la recommandation de la firme Raymond Chabot Grant Thornton.

Le climat s'était beaucoup détérioré à l'Université à ce moment-là. À un certain moment, il ne restait plus qu'un seul vice-recteur sur quatre pour diriger l'établissement et d'autres hauts cadres avaient donné leur démission en blâmant le style de gestion de la rectrice. Même le Syndicat du personnel professionnel de l'Université avait manifesté sa non-confiance envers la rectrice.

Rappelons qu'une enquête de l'Unité permanente anti-corruption (UPAC) a été menée au cours des derniers mois, enquête qui est peut-être toujours en cours présentement à l'UQTR. Le ministre de l'Éducation attend d'une journée à l'autre les résultats du rapport du Vérificateur général du Québec sur les finances de l'UQTR.

Le ministre de l'Éducation n'a d'ailleurs encore fait aucune nomination pour combler les nombreux postes vacants au conseil d'administration de l'UQTR.

Le mandat du président, Yves Tousignant, par exemple, se terminait le 13 décembre 2014 et ce dernier a accepté de continuer pour un temps. Deux postes des membres socioéconomiques sont vacants. Le secrétaire général est toujours par intérim. Le poste de représentant des collèges de la région n'a pas été comblé depuis que le directeur du Cégep de Victoriaville, Vincent Guay, a claqué la porte parce qu'il était en désaccord avec les décisions du conseil d'administration. Il y a aussi un poste vacant du côté des représentants étudiants.

Rappelons que deux hauts cadres de l'UQTR, Martin Gélinas, qui était vice-recteur aux ressources humaines, et Alain Fournier, qui était directeur du Service des équipements, ont tous deux une cause pendante devant la Commission des relations du travail, estimant avoir été victimes de congédiement abusif et de harcèlement psychologique de la part de la rectrice Ghazzali.

L'UQTR a tenté d'obtenir le huis clos à deux reprises dans le dossier de CRT de M. Gélinas sans toutefois y parvenir.

Le secrétaire général de l'UQTR, Me André Gabias, a lui aussi été tassé de son poste selon le témoignage rendu par M. Fournier devant la CRT.

Toujours selon ce témoignage, la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère, aurait dit à M. Fournier qu'elle «n'avait qu'une seule cliente, la rectrice Nadia Ghazzali et qu'elle allait tout faire pour la protéger.»

À quelques reprises, depuis son arrivée en poste, notamment au cours d'une conférence qu'elle a prononcée devant la communauté universitaire, en février dernier, Mme Ghazzali a fait porter le blâme sur les médias et sur «un petit groupe organisé» pour expliquer les événements qui ont secoué sa gestion au rectorat depuis son arrivée à l'UQTR.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer