Projet de colisée: une autre tuile

L'Intersyndicale des personnels de l'UQTR a dévoilé les... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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L'Intersyndicale des personnels de l'UQTR a dévoilé les résultats du sondage réalisé auprès de la communauté universitaire concernant le projet de construction d'un colisée sur le campus. Près de trois-quarts des répondants indiquent être défavorables ou très défavorables à ce projet.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Intersyndicale des personnels de l'UQTR a dévoilé, vendredi matin, les résultats du sondage qu'elle a réalisé auprès de ses membres concernant le projet de construction d'un colisée de 5000 places sur le campus.

Il s'avère que 72,5 % des répondants indiquent être défavorables ou très défavorables à ce projet. Le pourcentage des répondants très défavorables est de 51,2 %.

Selon l'Intersyndicale, le taux de participation à ce sondage de 39 %, soit 586 répondants sur 1500, «dépasse largement la participation habituelle pour ce type de consultation menée par l'Intersyndicale.»

Le regroupement des quatre syndicats de l'UQTR (professeurs, chargés de cours, employés de soutien et professionnels) estime qu'il «est possible de réaliser les volets de recherche et enseignement du Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) sans investir des sommes importantes, dont l'UQTR ne bénéficie pas, dans un projet immobilier de cette ampleur», peut-on lire dans le communiqué émis vendredi matin.

L'Intersyndicale explique qu'à «plusieurs reprises», elle a «tenté de sensibiliser la direction et le conseil d'administration de l'UQTR au sujet des risques financiers reliés à la réalisation d'un tel projet dans un contexte de compressions budgétaires sans précédant dans les annales universitaires québécoises.»

«Malgré les interventions répétées des syndicats et les rencontres tenues avec la direction de l'UQTR, il fut toujours impossible de connaître les réelles intentions de l'Université», indique l'Intersyndicale des personnels dans son communiqué en ajoutant que la direction de l'UQTR ne voulait «sans doute pas fermer la porte à un éventuel revirement de la

Ville de Trois-Rivières dans ce dossier».

«Si la direction de l'UQTR, les membres du conseil d'administration de l'institution, le gouvernement du Québec et même la Ville de Trois-Rivières se questionnent encore sur le niveau d'adhésion de la communauté universitaire au projet de colisée de 5000 places sur le campus trifluvien, ce sondage ne laisse place à aucune ambiguïté», plaide l'Intersyndicale.

Le questionnaire administré aux membres des syndicats rappelle que l'UQTR a subi des compressions de 7,3 millions $ en 2014-2015 et que de nouvelles compressions sont annoncées pour 2015-2015 de plus de 10 millions $.

Le président du conseil d'administration, Yves Tousignant, indique qu'il n'est «pas surpris», des résultats du sondage «dans le contexte des compressions gouvernementales. Je trouve que le sondage n'a pas été fait dans un moment opportun parce que le dossier n'avance pas depuis le printemps 2014», plaide-t-il.

Ce dernier estime que l'Intersyndicale devrait refaire l'exercice lorsque les conditions financières de l'UQTR seront meilleures, «si le conseil d'administration décide de rouvrir le dossier», dit-il. «D'ailleurs, le conseil d'administration s'est engagé à consulter la communauté universitaire au moment opportun», rappelle le président.

Rappelons que la Ville de Trois-Rivières a récemment décidé de ne plus verser les 1,3 million $ prévus dans une entente avec l'UQTR échue en 2013 justement parce que le projet de colisée sur le campus n'est plus. «Mais il n'y a pas de décision finale dans le dossier du CERAS», persiste M. Tousignant. «C'est un projet qui est mis sur la glace», nuance-t-il.

La porte-parole de l'Intersyndicale, Denise Béland, a indiqué vendredi que de nombreux répondants au sondage ont ajouté des commentaires indiquant que leur position face au projet n'avait aucun rapport avec la situation financière de l'UQTR, mais était plutôt en lien avec l'environnement et la coupe des arbres qu'il faudrait faire subir au campus. Même si la direction avait mentionné qu'elle en planterait d'autres, les gens se demandent où, si ce n'est dans l'asphalte, rapporte Mme Béland. Les répondants avaient aussi des préoccupations pour les espaces de stationnement.

Le procès-verbal de la réunion du conseil d'administration du 23 mars a été mis en ligne, vendredi. On peut y lire, au sujet du CERAS, «qu'entre le moment de la présentation de ce dossier au conseil d'administration et aujourd'hui, il y a eu des changements quant à la situation financière de l'UQTR.»

La direction maintient toutefois que «l'analyse des risques n'a pas été finalisée et que ce projet de développement pour l'avenir représente pour l'UQTR tout un potentiel, notamment en ce qui concerne les chaires de recherche.»

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