Projet d'un code d'éthique vis-à-vis les médias sociaux à l'UQTR

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) L'Université du Québec à Trois-Rivières travaille présentement à élaborer une politique d'utilisation des médias sociaux. Cette dernière pourrait être complétée dans les prochaines semaines, «mais il n'y a pas d'échéance précise», indique le responsable des relations avec les médias à l'UQTR, Jean-François Hinse.

«Effectivement, on va se pencher sur cette question-là à savoir, tout en laissant la liberté aux professeurs de s'exprimer - parce que les professeurs ont quand même un droit d'expression -, jusqu'où va le pouvoir d'expression et comment ça peut être fait pour que les opinions personnelles puissent être exprimées de façon personnelle», explique M. Hinse.

L'UQTR, dit-il, souhaite de cette politique «qu'elle ne soit pas trop contraignante, mais qu'elle soit claire. Un courriel pourrait, par accident, de façon non contrôlée, se retrouver dans les médias sociaux, par exemple. On veut essayer d'aider les professeurs à ce que leurs actions ne se retournent pas contre eux.»

C'est arrivé récemment à une directrice de programme de l'UQTR qui, dans un courriel à ses étudiants, critiquait le gouvernement et incitait les étudiants à se mobiliser face à la diminution de l'offre de cours en raison des restrictions budgétaires. Ce courriel s'est retrouvé par la suite sur Facebook puis un média montréalais s'est emparé de l'histoire.

C'est en plein le genre de situation que vise la future politique de l'UQTR qui se veut un outil d'aide, explique M. Hinse. «Nous, le message à l'Université, ça a toujours été que nos professeurs sont libres de s'exprimer, mais dans certains cas, pour les opinions politiques entre autres, quand ils le font, ils le font à titre personnel et non pas à titre de prof ou de directeur d'université», explique-t-il.

Le président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Biskri, indique qu'il n'avait pas entendu parler de ce document en préparation.

Selon lui, s'il est question d'éthique, dans ce futur document, il est clair qu'il faut éviter la diffamation. «Il ne faut pas qu'un professeur puisse dire que les travaux de recherche d'un tel ne valent rien, etc... Il y a un certain vocabulaire qu'il faut utiliser. Quand on me parle d'éthique, je pense à ça», explique-t-il. «Mais il y a également la liberté d'expression et la liberté d'expression, c'est quelque chose qui est sacré», insiste-t-il.

«Il faut que les professeurs puissent avoir cette liberté d'expression, que ce soit dans leurs travaux, que ce soit dans leur enseignement, que ce soit à l'égard de la direction de l'Université, de la direction politique de la province, du pays, de la société, etc», dit-il.

«À ma connaissance, aucune université n'a touché à cette liberté d'expression», indique-t-il. «Du reste, au niveau de la convention collective, on a un article qui insiste justement sur cette liberté d'expression pour les professeurs. Tant que le professeur ne met aucune pression sur les étudiants pour faire des choix particuliers, politiques ou autres et que ça a rapport avec l'enseignement du professeur ou avec son profil, moi, personnellement, je n'ai aucun conseil à donner aux professeurs. C'est ce qu'on appelle la liberté d'expression», plaide-t-il en ajoutant que le Syndicat va s'impliquer «en interpellant la direction si jamais il y a des éléments qui nous semblent contraires à l'article de la convention collective sur la liberté d'expression, des opinions personnelles, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Université.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer