L'UQTR craint de ne pas atteindre l'équilibre budgétaire

L'Université du Québec à Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
La Voix de l'Est

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières devra faire face à de nouvelles compressions. Cette fois, environ 2,8 millions $ devraient s'ajouter aux 10 millions $ de coupes déjà imposées par Québec à l'UQTR, selon le dernier budget Leitão déposé le 26 mars.

Le Nouvelliste a obtenu, mercredi, copie d'un document présentant les orientations budgétaires 2015-2016 de l'Université trifluvienne et indiquant qu'au «30 avril, l'UQTR tentera, in extremis, de présenter des états financiers équilibrés», peut-on y lire. «L'équilibrebudgétaire en 2015-2016 sera extrêmement difficile», indique le texte.

L'administration de l'Université y indique clairement qu'il sera impossible de réduire les dépenses s'il faut augmenter la masse salariale de ses employés et parle donc maintenant «d'optimiser» la masse salariale.

Le vice-recteur aux ressources humaines, Olivier Malo, a confirmé au Nouvelliste que «cette année, on ne sera pas en croissance au niveau des effectifs. C'est un gel des effectifs pour cette année.»

«Une chose qu'on regarde, c'est au niveau de tout ce qui est du remplacement du personnel. Est-ce qu'on est en mesure de retarder certains remplacements, de retarder certains affichages de postes? On l'a fait pour des professeurs, en cours d'année, dont on a retardé l'entrée en fonction», illustre M. Malo tout en précisant que les perspectives ne sont toutefois pas de couper des postes.

«On vise à protéger nos acquis», dit-il, d'autant plus que l'Université est en croissance.

Les compressions du gouvernement Couillard affectent l'UQTR assez lourdement puisque «la masse salariale représente 130 millions $ sur un budget de 160 millions $», indique le document.

La version du document dont Le Nouvelliste a obtenu copie indique que «plusieurs décisions gouvernementales ont fragilisé l'environnement financier des universités.»

Il ajoute qu'en «se retirant du financement des universités, entre autre, le déficit provincial se retrouve basculé dans les différents ministères qui ont le mandat de réduire les dépenses publiques, sans nécessairement nous offrir la possibilité d'augmenter les revenus, tels que les droits de scolarité.»

«Il nous apparaît évident que le gouvernement se désengage du financement universitaire afin d'atteindre son propre équilibre budgétaire provincial», ajoute le document.

La présentation des orientations budgétaires rappelle qu'avec «le changement de gouvernement, le 7 avril 2014, l'horizon financier universitaire s'est significativement assombri.» L'UQTR a dû encaisser «quatre plans de retour à l'équilibre budgétaire successifs.»

«Le suivi du 23 mars 2015 présentait un déficit potentiel au 30 avril 2015, puisque les cibles du quatrième plan de retour à l'équilibre semblaient difficilement atteignables», peut-on lire.

Pour tenter d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2015-2016, la direction entend «identifier des pistes d'optimisation de la masse salariale puisqu'il nous est impossible de diminuer davantage les autres dépenses», écrit-on.

«Quand on parle de masse salariale, il y a le nombre total d'employés qu'on a. Ça inclut aussi le nombre d'heures de travail et les salaires, évidemment», indique M. Malo.

«La portion du budget consacrée à la masse salariale est en croissance constante depuis 2009. Dans la perspective d'une autre année de compressions gouvernementales, il s'avère difficilement envisageable d'être en mesure de poursuivre la réduction des dépenses de fonctionnement tout en augmentant la masse salariale», indique le document. La direction envisage donc des consultations avec les représentants syndicaux et les représentants d'associations afin de discuter des options.

«Ça va nous demander d'être créatif, ça va nous demander d'innover pour passer à travers cette période-là, plus difficile, qu'on vit. On a bon espoir que ce soit la dernière année», espère M. Malo.

Ce dernier a précisé dès le début de l'entrevue, mercredi après-midi, que le document reçu par Le Nouvelliste n'était sûrement pas la même version que celui qu'il avait entre les mains.

«Le version que j'ai, vous ne pouvez pas l'avoir puisque c'est un document qui était prébudgétaire et qui a été utilisé à la commission des études ou à la CCD ce matin (mercredi) et on est encore en train de le travailler», a-t-il dit.

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